Que pouvons-nous faire aujourd’hui pour éviter les mauvaises habitudes de demain ?
Accueillir un chiot, c’est un moment suspendu. Un mélange d’émerveillement, de tendresse, de projets plein la tête. On imagine les balades, la complicité, le chien idéal qu’il deviendra à nos côtés.

Je vis avec des chiens depuis toujours — avant même de faire mes premiers pas, en passant du yorkshire, au Grand-St-Bernard et plus récemment au Berger Blanc Suisse. Chacun d’eux a été unique. Chacun m’a appris quelque chose d’essentiel. Du plus petit au plus grand, du plus facile au plus sensible, tous m’ont rappelé une chose :
👉 ce que nous mettons en place les premiers mois change toute une vie, non seulement la vie de notre chien mais également notre vie.


Dans cet article, je souhaite vous aider à éviter les pièges les plus fréquents — non pas avec des règles rigides, mais grâce à une structure sécurisante, un enrichissement adapté et des apprentissages courts, ludiques et respectueux, qui renforcent la confiance du chiot… et la vôtre.
❌ Erreur courante n°1 : espérer que « ça passera tout seul »
Il est tentant de se dire : « Il est encore petit », « Il va grandir, il comprendra », « On verra plus tard »
Non ! les chiens n’apprennent pas avec le temps. Ils apprennent par l’expérience.
Si un chiot ne découvre pas ce que l’on attend de lui, il invente ses propres solutions ou parfois aussi par imitation. Et plus il les répète, plus elles deviennent solides et ancrées.
C’est souvent plus tard — quand il tire en laisse, n’écoute plus le rappel ou s’agite — que l’on se sent dépassé. Alors qu’en réalité, ces comportements ont été « entraînés » et répétés … sans que personne ne s’en rende compte !
❌ Erreur courante n°2 : laisser les comportements indésirables se répéter
Un chiot qui saute, mordille, aboie ou mâchouille les meubles ne fait pas de « bêtises ».
Il s’entraîne. Combien de fois ai-je entendu lorsque ma chiot Berger Blanc Suisse allait pour dire bonjour – tout en sautant sur les personnes – non, non, laissez… ce n’est pas grave, j’adore le chien ! En effet, ce n’est pas bien grave – et c’est parfois même très amusant quand votre chiot pèse 6 – 8 kilos mais lorsqu’il en fera de même à 40 kilos, la situation ne sera non plus seulement périlleuse mais surtout dangereuse.
Chaque répétition renforce le comportement. Et plus un comportement est répété, plus il sera difficile ensuite de le transformer lorsqu’il s’agit de mauvaises habitudes prises.
👉 Ce qui aide vraiment :
- limiter l’accès aux tentations (barrières, enclos, supervision),
- renforcer activement les comportements souhaités (calme, attention, coopération),
- rediriger avant que le comportement ne s’installe. Dans l’exemple du chien qui saute pour dire bonjour : l’inciter à poser les 4 pattes à terre et seulement à ce moment-là le féliciter (et surtout l’aider à le faire sans lui crier dessus).
Un principe clé à garder en tête : tout comportement est une forme de communication
Le chiot ne cherche pas à provoquer. Il exprime quelque chose et surtout rappelez-vous que c’est une façon pour lui d’attirer votre attention et de vous dire « j’existe », à sa manière.
- Il mordille ? Il est peut-être fatigué, surstimulé, veut entrer en interaction, etc.
- Il aboie ? Il peut être stressé, excité ou insécurisé ou pour certains c’est encore un appel au jeu.
- Il mâchouille tout ? Il manque peut-être d’activités adaptées, ses dendines lui font mal…
La vraie question n’est donc pas : « Comment corriger ce comportement ? » mais plutôt :
« Qu’est-ce que mon chiot essaie de me dire ? »
L’apprentissage par le jeu : la clé de votre relation
Les chiots sont naturellement curieux. Notre rôle n’est pas de les contraindre, mais de cultiver cette envie d’apprendre. Apprendre par le jeu permet :
- de renforcer la sécurité émotionnelle,
- d’augmenter la motivation,
- de poser des bases solides et durables.
Un chiot qui prend plaisir à apprendre devient un chien confiant… et coopératif. Il aura envie de revenir vers vous pour vous en « redemander ». Si le sujet vous intéresse, à voir :
❌ Erreur courante n°3 : croire que nourrir son chiot, c’est juste remplir une gamelle
Chez le chiot, manger n’est jamais anodin. La manière dont il accède à sa nourriture influence profondément son équilibre émotionnel.
À chaque repas, il apprend — ou non — à :
- se concentrer,
- persévérer malgré une petite frustration,
- retrouver le calme après l’effort.
Ces micro-expériences quotidiennes façonnent le chien adulte de demain.
Bien nourrir un chiot, c’est aussi :
- lui permettre de chercher sa nourriture,
- transformer les repas en activités de réflexion,
- proposer des temps de mastication apaisants.
👉 Nourrir, ce n’est pas seulement remplir un estomac. C’est nourrir un cerveau, un système émotionnel, une capacité à s’autoréguler.
Je vous invite à lire cet article et ce livre de Joël Dehasse : Bien nourrir son chien : le livre de Joël Dehasse qui révolutionne l’alimentation canine
Ces fondations invisibles
Sans enrichissement adapté, les chiots créent leurs propres exutoires… qui deviennent souvent des problèmes plus tard. L’enrichissement bien pensé permet de canaliser l’énergie de votre chiot, favoriser le calme, et surtout de prévenir de nombreux comportements indésirables.
N’oubliez pas ceci : vous êtes son repère. Les bonnes choses passent par vous.
Pourquoi les premiers mois à vos côtés sont si déterminants ?
Les études scientifiques sont là pour rappeler combien les 16 premières semaines de la vie du chiot posent les bases de son bien-être futur.
👉 Investir du temps maintenant, c’est éviter de devoir réparer plus tard.
On n’a pas besoin de corriger un comportement qui n’a jamais eu l’occasion de s’installer.
Et si vous avez l’impression d’avoir « raté quelque chose » : respirez. Il n’est jamais trop tard pour apprendre, ajuster, renforcer le lien. Mais encore une fois, plus on lui inculquera certains comportements et plus cela sera ensuite facile entre vous.
Une invitation pour vous accompagner, pas à pas
J’ai partagé ma vie avec des chiens très différents — du yorkshire au Saint-Bernard, de la meute de golden à ma chienne berger blanc suisse actuelle, en passant par mes deux chiennes berger allemand et chien-loup qui ont partagé ma vie respectivement durant plus de 11 et 14 ans.
Chaque chien m’a rappelé combien l’accompagnement des débuts est précieux. Et ces débuts ont été très différents pour chacun de mes chiens. Si vous souhaitez être guidé dès les premiers jours de vie partagée avec votre chiot, je vous invite à découvrir Chiot Academy qui offre régulièrement des sessions gratuites de sensibilisation et d’apprentissage : chiot-academy.com

Chiot Academy propose des programmes de formation pensés pour vous aider à :
- bien accueillir son chiot,
- comprendre votre chiot,
- prévenir les difficultés avant qu’elles n’apparaissent,
- construire une relation solide, sereine et joyeuse.
👉 Parce qu’un chiot bien accompagné devient un chien… zen dans ses pattes.
Et un humain plus confiant, lui aussi.
A mon sujet
Passionnée de psychologie canine, j’ai toujours été entourée de chiens. J’ai durant plusieurs années organisé des Classes d’éducation de jeu pour chiot, puis je me suis spécialisée en comportements canins et bien d’autres formations en lien avec le bien-être animal (massages thérapeutiques, magnétisme, clicker, Tellington T‑Touch, …). Et plus récemment, j’ai créé une chaîne Youtube pour vous présenter des exercices avec ma chienne Vanda, avec laquelle nous nous amusons souvent en Dog Dancing. Abonnez-vous à notre chaîne pour découvrir des idées d’exercices à mettre à place pour améliorer encore plus votre complicité : https://youtube.com/@zendansmespattes?si=h‑E0y-Am7rauHlrl
Fabienne & Vanda
Mon mail en cas de question : fabienne@animasoins.info