ECZÉMA DU CHIEN : maladie jamais vraiment curable ?

L’eczéma du chien n’est pas une mala­die “en soi” mais un symp­tôme qui “englobe” dif­fé­rentes mala­dies, toutes sérieuses, ayant des causes dif­fé­rentes et des com­pli­ca­tions mul­tiples. On devrait plu­tôt par­ler des “eczé­mas du chien” qui tous concourent à des irri­ta­tions et inflam­ma­tions de la peau.

Multiforme de l’eczéma difficile à diagnostiquer

Il est sou­vent dif­fi­cile de diag­nos­ti­quer l’o­ri­gine réelle(1) de l’ec­zéma et avec pré­ci­sion. L’eczéma se trouvent être, sou­vent, une mala­die géné­tique et/​ou aller­gé­nique, mais pas tou­jours. Son aspect “visible” sur la peau en géné­ral, à dif­fé­rents endroits, font que le diag­nos­tic de l’o­ri­gine réel de l’ec­zéma est vrai­ment dif­fi­cile.

Eczéma du chien : une maladie qui n’en est pas une ?

Sans trai­ter la cause pro­fonde, l’ec­zéma est une “mala­die” rare­ment tota­le­ment curable par les médi­ca­ments conven­tion­nels. Il se mani­feste par “pous­sées” et entraîne sou­vent des com­pli­ca­tions impor­tantes.

Dans cet article, nous vous aidons à com­prendre cette “mala­die” afin d’ai­der à votre tour votre fidèle ami chien, en contrô­lant les périodes où il souffre de son eczéma. Nous vous indi­quons les trai­te­ments conven­tion­nels mais aussi les trai­te­ments natu­rels ainsi que des conseils pour une hygiène ali­men­taire effi­cace.

(1) Nombre de thé­ra­peutes qui pra­tiquent une méde­cine natu­relle relient cer­tains eczé­mas et aller­gies au nombre trop impor­tant de vac­ci­na­tions et rap­pels que reçoivent les chiens. Voir notre article sur le sujet en cli­quant sur ” Risques de la vac­ci­na­tion.”.
Beaucoup de pro­prié­taires ignorent aussi qu’il est pos­sible de pré­pa­rer son chien avant vac­ci­na­tion ou rap­pel (si ils sont vrai­ment néces­saires) afin d’é­vi­ter les com­pli­ca­tions vac­ci­nales à long terme par des com­plé­ments ali­men­taires natu­rels.

Complications possibles de l’eczéma du chien – Dangers pour l’animal

Eczéma du chien - Démangeaisons, irritations
Démangeaisons du chien

L’eczéma du chien néces­site donc de lut­ter sur 4 fronts :

  1. Contre la déman­geai­son de la peau,
  2. Contre la cause pro­fonde et réelle de l’ap­pa­ri­tion des sur­faces eczé­ma­teuses,
  3. Contre les com­pli­ca­tions éven­tuelles pro­bables que pro­voque l’ec­zéma, 
  4. Enfin mettre en place un suivi ali­men­taire adapté.

La déman­geai­son de la peau (Plurit1/) est le pro­blème le plus immé­diat à com­battre pour sou­la­ger le chien. Tout le monde connaît les désa­gré­ments d’une déman­geai­son. Quant il y a des plaques, cela devient inte­nable. Il en est de même pour votre chien.
L’autre pro­blème de l’ec­zéma du chien est la cause pro­fonde de l’ec­zéma même qu’il faut décou­vrir pour qu’il ne puisse pas évo­luer.
Chaque eczéma à “sa” cause réelle, sou­vent “per­son­nelle”, qui cor­res­pond à une mala­die, une fai­blesse, une héré­dité, une aller­gie, un dés­équi­libre mas­qués, qu’il faut trai­ter avant qu’il ne s’ag­grave.

L’eczéma du chien est suivi de com­pli­ca­tions fré­quentes, sou­vent des com­pli­ca­tions infec­tieuses mais pas seule­ment.
Le méca­nisme d’ar­ri­vée de ces com­pli­ca­tions est le sui­vant : l’ec­zéma est à l’o­ri­gine du pru­rit (Démangeaisons) qui entraîne un grat­tage violent du chien. Ceci conduit à des lésions au niveau de la peau et des poils géné­rant une fra­gi­li­sa­tion de la peau qui favo­rise, à son tour, infec­tion ou implan­ta­tion de levures fon­giques.
Ce peut être des pyo­der­mites super­fi­cielles secon­daires (infec­tion bac­té­rienne de la peau, géné­ra­le­ment due à un sta­phy­lo­coque (85 – 90%) proche du sta­phy­lo­coque doré) ou des pyo­der­mites pro­fondes (Furonculose).
Les der­ma­tites, quant à elles, peuvent aussi être la com­pli­ca­tion d’un eczéma évo­lué, en par­ti­cu­lier chez les chiens à grands plis.

En consé­quence, il ne faut pas repous­ser dans le temps une action médi­cale éner­gique pour sou­la­ger votre chien.
Enfin, l’a­li­men­ta­tion de votre chien joue tou­jours un rôle en créant ou en aggra­vant l’ec­zéma.

C’est tout ce que nous expli­quons dans cet article sur l’ec­zéma du chien, en don­nant les solu­tions actuel­le­ment dis­po­nibles et assez limi­tés de la méde­cine canine conven­tion­nelle, pour lut­ter contre l’ec­zéma.
Nous vous ren­voyons vers les moyens natu­rels qui existent mais rare­ment pré­co­ni­sés ainsi que des trai­te­ments de fond à long terme tel que l’hy­giène ali­men­taire adap­tée aux chiens souf­frant d’ec­zéma. 

1/ Plurit : il est défini par le Manuel Vétérinaire Merck comme une per­cep­tion désa­gréable au niveau de la peau qui pro­voque l’en­vie de se grat­ter. Toutes les déman­geai­sons ne peuvent cepen­dant être inter­pré­tées comme un eczéma.

Note
On assi­mile quel­que­fois à un eczéma, les infec­tions cuta­nées que sont les pyo­der­mites (Appelés aussi “hot spot”).
Dues à des microbes (Staphylocoque ou pseu­do­mo­nas), ces mala­dies entraînent la for­ma­tion de squames infec­tées (puru­lentes).
La méde­cine conven­tion­nelle, sort en géné­ral l’ar­tille­rie lourde en fai­sant appel aux anti­bio­tiques, cor­ti­coïdes, anti­sep­tiques et anti-​inflammatoires qui traitent seule­ment les mani­fes­ta­tions du pro­blème.
Ces mala­dies se traitent aussi par des trai­te­ments natu­rels holis­tiques (Voir ci-​dessous Voir article .…
A noter que l’ec­zéma en lui-​même n’est ni un microbe, ni une bac­té­rie ou virus – vous com­pren­drez la dif­fé­rence dans les para­graphes qui suivent.
Il peut aussi être simul­tané ou à l’o­ri­gine de la pyo­der­mite (Il s’a­git alors d’une pyo­der­mite dite secon­daire). A l’in­verse une pyo­der­mite peut exis­ter sans un eczéma (Il s’a­git d’une pyo­der­mite pri­maire). D’où les com­pli­ca­tions de com­pré­hen­sion et de trai­te­ment.
Il est donc clair qu’il est impor­tant de dis­so­cier l’ec­zéma de la pyo­der­mite, le trai­te­ment de cha­cun d’eux est en effet dif­fé­rent.


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Les signes avertisseurs de l’eczéma du chien

Le maître du chien note très sou­vent l’im­por­tance des déman­geai­sons (Plurit). C’est aussi très sou­vent ce qui le conduit chez le vété­ri­naire.
Bien sûr, tout chien se gratte ou se frotte de temps en temps. Mais ici le chien se gratte fré­né­ti­que­ment, se lèche, se mor­dille, par­fois jus­qu’à se bles­ser et se frotte contre dif­fé­rents objets pour “adou­cir” ses déman­geai­sons. Les prin­ci­paux symp­tômes d’un eczéma du chien sont donc nom­breux :

  1. Rougeur de la peau.
  2. Pertes de poils.
  3. Léchages, grat­tages, mor­dille­ments intem­pes­tifs sur les zones tou­chées.
  4. Démangeaisons.
  5. Douleurs.
  6. Pellicules.
  7. Pustules, éven­tuel­le­ment des croûtes.
  8. Plaies suin­tantes.
  9. Peau sèche.
  10. Souvent une des­qua­ma­tion (Décollement et perte de la couche super­fi­cielle de l’é­pi­derme. Les peaux qui se détachent sont appe­lées des squames) .
  11. Épaississement de la peau.

Où apparaissent les lésions eczémateuses ?

Eczéma du chien - Plaque d'eczéma
Plaque d’ec­zéma

Dans le cas de l’ec­zéma du chien, les lésions appa­raissent au niveau de la peau, sur n’im­porte quelle zone du corps. Peuvent être atteint les doigts des pattes, entre les doigts, la face, le coude, le jar­ret, les plis for­més par la réunion des membres anté­rieurs et le poi­trail, les grands plis chez cer­taines races de chiens.

Cela débute sou­vent par une rou­geur (éry­thème), une peau gon­flée, enflam­mée. Il peut appa­raître des papules (Petits bou­tons fermes et lisses) et de petites vési­cules. La colo­ra­tion du pelage au point irrité change sou­vent à cause du léchage, lui-​même étant la consé­quence de déman­geai­sons (Prurit) plus ou moins intenses.
Au fil des semaines ou des mois d’é­vo­lu­tion, les lésions sont plus éten­dues et les déman­geai­sons plus mar­quées. Les lésions pré­sentent des exco­ria­tions (Disparition de la couche super­fi­cielle de l’é­pi­derme), avec épais­sis­se­ment de la peau qui peut prendre un aspect plus ou moins brillant et fis­suré. Une dépi­la­tion peut appa­raître avec une peau plus fon­cée.
A noter l’ec­zéma du chien est sou­vent sai­son­nier et ne fait que s’aggraver avec les temps chauds, humides ou secs.

Les différents eczémas du chien : comment s’y retrouver ?

Les eczé­mas du chien sont nom­breux et quel­que­fois dif­fi­ciles à clas­ser. Nous pou­vons cepen­dant dis­tin­guer prin­ci­pa­le­ment :

L’origine allergique de certains eczémas du chien

  • Allergies à cer­tains pro­duits ali­men­taires (Viandes, lai­tages, céréales)
  • Allergie de contact ou aéro­sols (Produits ména­gers, pol­lens, col­liers, médi­ca­ments, tapis, plantes, etc. )
  • Urticaire (Piqûres d’in­sectes, brû­lures d’or­ties, para­sites cuta­nés, quel­que­fois consé­quence d’une indi­ges­tion, etc.).

L’eczéma génétique du chien ou “atopique” (Dermatite atopique)

Il débute le plus sou­vent avec les chiens de 6 mois à 3 ans.
Cela concerne envi­ron 10% des chiens de cette tranche d’âge. C’est l’ec­zéma le plus sou­vent ren­con­tré et qui se mani­feste sou­vent par pous­sées, prin­ci­pa­le­ment en temps chaud.

Note
Dans le cas d’ec­zéma ato­pique ou der­ma­tite ato­pique, les déman­geai­sons se situent le plus sou­vent (Mais pas tou­jours) sur la face, les oreilles (En face interne), la par­tie avant du tronc (de façon bila­té­rale), les pattes, les plis de flexion, par­fois les yeux et les pau­pières.

L’eczéma chronique du chien

Il touche prin­ci­pa­le­ment les chiens âgés, sou­vent obèses et séden­taires. Les eczé­mas peuvent aussi se dis­tin­guer par leur aspect ou leur loca­li­sa­tion :

Eczéma suintant aigu

Il fait sou­vent suite à une ali­men­ta­tion riche en sucres ou glu­cides (Pain, pomme de terre) ou infes­ta­tion mas­sive de puces ou de poux.

Eczéma sec

Il semble se ren­con­trer plu­tôt avec les chiens de pures races.

Eczéma du scrotum

C’est un eczéma très spé­ci­fique (Le scro­tum est la poche qui ren­ferme les tes­ti­cules)

Eczéma du chien interdigital

Eczéma du chien - Eczéma interdigit
Eczéma inter­di­git

C’est aussi un eczéma suin­tant, loca­lisé entre les doigts des pattes (Souvent du fait d’une ali­men­ta­tion trop riches en glu­cides ou quel­que­fois de la pré­sence d’aoû­tats) 

Rappel
Les infec­tions cuta­nées appe­lées pyo­der­mites ne sont pas des eczé­mas. Elles ont pour ori­gine des microbes ou bac­té­ries : sta­phy­lo­coques ou pseu­do­mo­nas. Ces mala­dies entraînent la for­ma­tion de squames infec­tées (puru­lentes).
A l’in­verse, un eczéma n’est pas d’o­ri­gine micro­bienne ou bac­té­rienne mais peut être infecté dans un deuxième temps (Pyodermite secon­daire)

Qu’est ce qui provoque l’eczéma chez le chien ?

Comme indi­qué pré­cé­dem­ment, l’ec­zéma du chien n’est pas une mala­die en soit mais un symp­tôme d’un autre pro­blème qui pro­voque des irri­ta­tions de la peau des chiens. Les causes sont donc mul­tiples et quel­que­fois mal connues. Cependant, on peut citer :

  • Les pré­dis­po­si­tions géné­tiques : si un des parents a ou avait de l’ec­zéma, il est fort pos­sible que votre chien en ait aussi
  • Les pré­dis­po­si­tions raciales : elles sont variables sui­vant la race. Les Bouledogues, Boxers, Beaucerons, Golden retrie­ver, Shar Peï, Yorkshires ont des pré­dis­po­si­tions plus mar­quées pour l’ec­zéma d’o­ri­gine géné­tique.
Eczéma du chien - Bouledogue_Français
Bouledogue fran­çais
  • Les fac­teurs phy­siques : Tous les pro­duits chi­miques peuvent être, après sen­si­bi­li­sa­tion préa­lable, des fac­teurs déclen­chant l’ec­zéma ou des pous­sées d’ec­zéma. Par exemple, les sham­poings, les pro­duits d’en­tre­tien des sols, les col­liers, etc …
  • Les fac­teurs ali­men­taires : une ali­men­ta­tion dés­équi­li­brée ou inadap­tée peut pro­vo­quer des eczé­mas. Elle pré­sen­tera des carences, même modé­rées en acides gras essen­tiels, qui favo­ri­se­ront l’ap­pa­ri­tion d’un eczéma.
    Certains ali­ments sont plus aller­gé­niques que d’autres mais n’im­porte lequel peut pro­vo­quer une aller­gie et donc un eczéma éven­tuel chez un chien pré­dis­posé.
  • Une hygiène de la peau trop pous­sée (Shampooing à répé­ti­tion) ou au contraire un manque d’hy­giène. 
  • Infection, varia­tion de tem­pé­ra­ture, taux d’hu­mi­dité, des para­sites cuta­nés tels que la gale (Parasite de la gale sar­cop­tique du chien conta­gieuse entre chiens et l’homme – sans gra­vité – ou démo­dé­cie des fol­li­cules pileux), les poux, tiques, etc.

Quels sont les traitements conventionnels habituels de l’eczéma ?  

Les eczé­mas du chien évo­luent géné­ra­le­ment par pous­sées qui sont des aggra­va­tions pas­sa­gères de la mala­die.
Souvent entre deux pous­sées l’ec­zéma peut s’at­té­nuer ou même com­plè­te­ment dis­pa­raître. Mais il ne faut pas repor­ter à la pro­chaine pous­sée le pas­sage à l’ac­tion, car le trai­te­ment est sou­vent long à agir et votre chien souf­frira de ses déman­geai­sons en atten­dant leur atté­nua­tion.

Le traitement immédiat de l’eczéma au niveau de la peau et des lésions

L’eczéma du chien est alors traité au niveau de la peau et éga­le­ment en fonc­tion du “type” d’ec­zéma.
Faut-​il encore savoir défi­nir avec jus­tesse sa cause pro­bable, ce qui quel­que­fois n’est pas très facile, même pour votre vété­ri­naire. Ceci conduit habi­tuel­le­ment a :

  • Eczéma du chien : shampouing
    une pres­crip­tion de pro­duits émol­lients, des­ti­nés à assou­plir la peau (Pour amol­lir, relâ­cher les tis­sus enflam­més).
  • des trai­te­ments symp­to­ma­tiques contre les déman­geai­sons afin de contrô­ler les déman­geai­sons et l’in­flam­ma­tion : sham­poing anti-​prurigineux,
  • des crèmes à base de cor­ti­sone géné­ra­le­ment, pour un trai­te­ment conven­tion­nel (Voir aussi ci-​dessous le trai­te­ments natu­rels).

    Chez cer­tains chiens, les glu­co­cor­ti­coïdes (Cortisone) aug­mentent la prise de bois­son et l’ap­pé­tit. Ces effets sont réver­sibles si le trai­te­ment ne dure que quelques jours.
    A long terme, les glu­co­cor­ti­coïdes peuvent pro­vo­quer une modi­fi­ca­tion du pelage, une chute de poils, des infec­tions, des ano­ma­lies hépa­tiques, une atro­phie des muscles, des troubles diges­tifs et dans les cas plus graves du dia­bète sucré.
    Ce n’est donc pas un médi­ca­ment ano­din.
  • des lotions anti-​infectieuses.
    Ces pro­duits ont pour objec­tif de ren­for­cer la bar­rière cuta­née, d’être anti­sep­tique et éven­tuel­le­ment de dimi­nuer la réponse inflam­ma­toire.
    La pre­mière dif­fi­culté est l’ap­pli­ca­bi­lité sur les chiens de grande taille ou à pelage long et la deuxième est la fré­quence de ces soins (2 fois par semaine). Ils sont donc plu­tôt consi­dé­rés seule­ment comme trai­te­ment de sou­tien à un trai­te­ment par voie géné­rale.
    Cependant, ces pres­crip­tions ne s’at­taquent qu’à l’amé­lio­ra­tion des symp­tômes que pré­sentent la peau et non pas vrai­ment à l’o­ri­gine de l’ec­zéma.
    Pour cela, il faut déter­mi­ner le type d’ec­zéma que l’on doit trai­ter (Allergique, ato­pique, chro­nique, etc.).

Le traitement d’un eczéma du chien allergique (souvent le cas)

Le vrai pro­blème sera de défi­nir ce qui pro­voque cette aller­gie afin “d’é­vi­ter” l’al­ler­gi­sant.
Cela n’est sou­vent pas facile, car les aller­gi­sants sont mul­tiples et peuvent se dis­si­mu­ler dans la mai­son, la nour­ri­ture, dans l’air, dans la rue, par­tout où votre chien se déplace.

Avant de dégai­ner les grands moyens comme la désen­si­bi­li­sa­tion, pen­sez aux chan­ge­ments récents dans la vie de votre chien, chan­ge­ment de nour­ri­ture, etc. Changez aussi sa litière et le type de litière (Le type de litière, jour­naux à la place d’une cou­ver­ture par exemple), modi­fiez la pro­me­nade du soir et inter­di­sez le jar­din (Peut être s’agit-​il d’une aller­gie à une plante ?). Peut être pour­rez vous évi­ter l’al­ler­gène qui pourri la vie de votre chien.

Ensuite votre vété­ri­naire pourra faire des tests aller­go­lo­giques qui sont de 2 types : soit cuta­nés pour mesu­rer la réac­tion à un aller­gène, soit in vitro par prise de sang (Dosage d’im­mu­no­glo­bu­lines). Ils sont appli­cables aux pous­sières mais pas aux aller­gies d’o­ri­gine ali­men­taire.
Certains vété­ri­naires pro­posent aussi des trai­te­ments de désen­si­bi­li­sa­tion qui donnent des résul­tats variables car l’o­ri­gine pré­cise de l’al­ler­gie est dif­fi­cile à cer­ner. Ils sont aussi chers et s’é­talent sou­vent sur une longue période (6 mois à 12 mois). Le trai­te­ment est sans garan­tie de gué­ri­son totale.

Si in fine, vous n’ar­ri­vez pas à défi­nir l’al­ler­gène à évi­ter et/​ou com­battre l’al­ler­gie, le vété­ri­naire devra admi­nis­trer régu­liè­re­ment à votre chien des anti-​inflammatoires tels que cor­ti­sone ou anti­his­ta­mi­niques
Les anti­his­ta­mi­niques sont effi­caces dans 25 à 40% des cas et la plu­part du temps “pro­vi­soi­re­ment” (car l’ec­zéma revient après quelques mois). Ils ne pré­sentent pas d’effet secon­daire à court terme, sauf par­fois une som­no­lence. Ils n’a­gissent pas vrai­ment sur les pous­sées mais plu­tôt sur l’espa­ce­ment entre pous­sées.
Mais ils sont d’une grande dan­ge­ro­sité à long terme, car il fau­dra re-​donner régu­liè­re­ment ce même médi­ca­ment. Des dom­mages irré­ver­sibles sont à pré­voir sur les organes prin­ci­paux du chien (Foie, reins, pan­créas).

Note
Dans de rares cas, un chien peut être aller­gique à son maître, au sens qu’il est aller­gique aux squames humains (Déchets de peau).
De la même façon, il peut être aller­gique à son com­pa­gnon le chat.

Comment traiter l’eczéma atopique ou dermatite atopique

L’origine de la mala­die étant géné­tique, cet eczéma du chien qui se déclenche le plus sou­vent entre 6 mois et 3 ans, res­tera pré­sent toute la vie de l’a­ni­mal

Toutefois, des trai­te­ments de fond per­mettent de contrô­ler la mala­die, à la fois de réduire la gra­vité des crises et de les espa­cer, voire dans cer­tains rare cas, les faire dis­pa­raître.
La grande majo­rité des chiens ato­piques n’a pas besoin de trai­te­ment par voie géné­rale tout au long de leur vie. Des soins hygié­niques régu­liers suf­fisent à contrô­ler la mala­die.

Il est recom­mandé une prise en charge pré­coce. Plus l’ec­zéma est com­battu tar­di­ve­ment, plus il sera dif­fi­cile à maî­tri­ser. Un trai­te­ment de fond suivi et continu sera alors néces­saire afin d’obtenir un bon contrôle de la mala­die.

Note
Les tests aller­go­lo­gistes faits lors d’une visite chez le vété­ri­naire ne per­mettent pas de diag­nos­ti­quer une der­ma­tite ato­pique. Il s’a­git de tests de rou­tine pour tes­ter les aller­gies poten­tielles de l’a­ni­mal.
Note
Un chien ato­pique, est pré­dis­posé à déve­lop­per de nom­breuses aller­gies, en par­ti­cu­lier aux aca­riens. Mais il peut aussi être aller­gique aux pro­duits ali­men­taires, et les symp­tômes sont les mêmes.
Environ 30 % des chiens atteints de der­ma­tite ato­pique peuvent être très signi­fi­ca­ti­ve­ment amé­lio­rés par un régime hypo­al­ler­gé­nique.
Par consé­quent, avant de mettre en place un trai­te­ment aussi long qu’une désen­si­bi­li­sa­tion à résul­tats incer­tains, on doit essayer un tel régime – ou essayer un trai­te­ment natu­rel(Voir ci-​dessous).
Note
Les chiens ato­piques bien que pré­dis­po­sés aux aller­gies ali­men­taires et aux aller­gies aux aca­riens, ne semble pas par­ti­cu­liè­re­ment aller­giques aux vac­cins ou aux médi­ca­ments. Par consé­quent, ces ani­maux peuvent suivre des trai­te­ments (Avec modé­ra­tion) comme tous les autres chiens. Sauf qu’il est recom­mandé d’évi­ter les vac­ci­na­tions pen­dant les périodes de trai­te­ments (Voir Traitements natu­rels de l’ec­zéma ci-​dessous).

Il est recom­mandé éga­le­ment :

  1. Une ver­mi­fu­gi­ca­tion régu­lière (Tous les 3 mois) car la pré­sence de vers peut favo­ri­ser des aller­gies ali­men­taires. Voir notre article “Vermifuges natu­rels pour chiens
  2. Un trai­te­ment anti-​puces régu­lier (9 for­mules d’anti-​puces à faire vous même) car envi­ron 13 des chiens ato­piques sont aller­giques aux piqûres de puces qui peuvent déclen­cher de fortes crises d’ec­zéma.
    Les lésions sont sou­vent dans ce cas loca­li­sées sur le bas du dos).
    A noter que les trai­te­ments anti-​puces doivent s’ap­pli­quer aussi aux autres ani­maux du foyer (Chats). Voir notre article en cli­quant sur “Allergie aux piqûres de puces du chien – Traitements natu­rels”.
  3. Éventuellement une consul­ta­tion de com­por­te­ment, l’an­xiété pou­vant être un fac­teur aggra­vant.
    Vous pou­vez aussi cli­quer sur “Soigner l’an­xiété par l’é­du­ca­tion et le dres­sage” qui est un de nos articles sur ce sujet.

Note impor­tante :
Faut-​il prendre des pré­cau­tions avec les enfants ?

Un chien ato­pique n’est pas conta­gieux, même lorsque sa peau est infec­tée.
Cependant un ani­mal en crise peut être irri­table, en par­ti­cu­lier s’il existe en même temps une otite, pro­vo­quée par le grat­tage de l’o­reille infec­tée par un eczéma. Ne pas mani­pu­ler ses oreilles !

L’eczéma chronique (ou constitutionnel): traitement alimentaire et sportif

Ce sont le plus sou­vent les chiens âgés qui souffrent d’ec­zéma chro­nique (dit aussi consti­tu­tion­nel).
Ils sont sou­vent obèses et séden­taires, de ce fait pré­dis­po­sés par leur mau­vaise hygiène ali­men­taire, leur âge et le peu d’exer­cice.

Cet eczéma dif­fi­cile à gué­rir alterne pous­sées (Surtout en été) puis rémis­sion. Il se pré­sente en plaques sèches et rigides dif­fi­ciles à soi­gner. Le trai­te­ment le plus pro­bable de la part de votre vété­ri­naire sera un chan­ge­ment de régime ali­men­taire (Voir notre article en cli­quant sur Alimentation canine : com­ment pas­ser au régime BARF”). Il recom­man­dera très cer­tai­ne­ment une acti­vité phy­sique ren­for­cée et régu­lière.

Le traitement de fond alimentaire de votre chien

Enfin, pour un trai­te­ment de fond à long terme, le plus néces­saire et le plus facile à mettre en place est une modi­fi­ca­tion immé­diate de la ration ali­men­taire de votre chien.
Une ali­men­ta­tion enri­chie en acides gras essen­tiels don­nera sou­vent de bons résul­tats, mais ne suf­fira pro­ba­ble­ment pas à éra­di­quer tota­le­ment la mala­die. Voir notre article en cli­quant sur Aliments BARF : liste et défi­ni­tion de la nour­ri­ture BARF”.

L’eczéma du chien est il une “maladie” guérissable ?

Nous avons indi­qué ci-​dessus les dif­fé­rents eczé­mas habi­tuel­le­ment ren­con­trés.

  • Les eczé­mas aller­giques peuvent être trai­tés radi­ca­le­ment à la condi­tion de retrou­ver l’al­ler­gène qui pro­voque l’ec­zéma et faire le néces­saire (Eviter l’al­ler­gène en chan­geant les habi­tudes de vie ou ali­men­taires).
    Le vrai pro­blème est cepen­dant de “débus­quer” cet aller­gène.
  • Les eczé­mas ato­piques et chro­niques ont une ori­gine géné­tique. Il est donc impos­sible de faire dis­pa­raître la cause qui se mani­feste sous la forme d’un eczéma.
    Dans ce cas cette “mala­die” est donc incu­rable toute la vie du chien. Il fau­dra donc adap­ter le mode de vie de votre ani­mal afin d’at­té­nuer les pous­sées et les espa­cer afin de limi­ter les souf­frances de votre ani­mal.
    Cela com­prend l’en­semble les 4 niveaux d’ac­tions contre l’ec­zéma : celui de la peau, de la cause réelle (Si on a pu la déter­mi­ner), des com­pli­ca­tions tou­jours pos­sibles et enfin d’a­dap­ter l’hy­giène de vie et d’a­li­men­ta­tion de votre chien. A ce sujet, il fau­dra donc appor­ter une atten­tion par­ti­cu­lière et régu­lière à l’équi­libre ali­men­taire spé­ci­fique à votre chien.

L’eczéma du chien est donc rare­ment une “mala­die” défi­ni­ti­ve­ment gué­ris­sable.
C’est à long terme qu’il faut envi­sa­ger la vie de tous les jours de votre ani­mal. Et afin d’é­vi­ter le plus pos­sible l’u­ti­li­sa­tion de pro­duits médi­ca­men­teux “conven­tion­nels” dif­fi­ciles à sup­por­ter par son orga­nisme, sur­tout avec les années. Il faut donc que vous envi­sa­giez une approche natu­relle et holis­tique pour soi­gner au mieux et peut être gué­rir votre ani­mal en toutes sécu­rité.

Traitements naturels contre l’eczéma : Existent-​ils ?

L’approche natu­relle et holis­tique de trai­te­ment de l’eczéma du chien s’ap­puie beau­coup sur son ali­men­ta­tion mais éga­le­ment sur des remèdes natu­rels qui ont fait leur preuves depuis fort long­temps.
Le trai­te­ment natu­rel est sou­vent long (Les trai­te­ments conven­tion­nels de l’ec­zéma aussi !). Son inté­rêt est mul­tiple :

  • Le trai­te­ment natu­rel holis­tique s’oc­cupe simul­ta­né­ment et sys­té­ma­ti­que­ment de tous les organes du chien sus­cep­tibles d’être à l’o­ri­gine de l’ec­zéma (Foie, reins, sys­tème diges­tif, gastro-​intestinal, sys­tème immu­ni­taire et ner­veux).
    L’origine n’a donc pas à être défini avec pré­ci­sion au tout début, ce sont les résul­tats qui orien­te­ront le choix des nou­veaux remèdes à uti­li­ser et essayer.
  • Le trai­te­ment étant nor­ma­le­ment long dans tous les cas, l’uti­li­sa­tion de remèdes natu­rels sera sans dom­mage pour les organes du chien. Ce qui n’est pas le cas des remèdes conven­tion­nels tels que anti­bio­tiques, anti­fon­giques, immu­no­dé­pres­seurs et cor­ti­co­sté­roïdes (cor­ti­sone).
  • Les trai­te­ments natu­rels agissent au niveau des organes clés du chien (Foie, reins, etc.) afin de les “net­toyer” et si cela est encore pos­sible (s’il n’ont pas été endom­ma­gés par ailleurs), de les gué­rir.
    C’est en cela un trai­te­ment de fond qui traite la source même de l’ec­zéma.
  • Enfin, en cas de réci­dive (Cas de l’eczéma chro­nique), ou pour évi­ter une réci­dive, il est très facile et sans risque d’ap­pli­quer à nou­veau le “trai­te­ment” uti­lisé dans la phase aiguë de la mala­die, sans effet secon­daire.
    Cela peut être par période de 1 à 4 semaines par an ou tous les 2 ans afin d’être tran­quille et évi­ter pério­di­que­ment des souf­frances inutiles et dif­fi­ciles à sup­por­ter pour votre chien.

Nous devons insis­ter sur l’im­por­tance d’une ali­men­ta­tion saine et adap­tée au sys­tème diges­tif et au méta­bo­lisme de votre chien.
Elle doit être prin­ci­pa­le­ment à base de pro­téines ani­males (Viande crue), que ce soit des repas “mai­son” ou autres.
Un régime qui répond à ces cri­tères est sans conteste le régime BARF. Nous n’a­vons trouvé aucune réfé­rence, écrite ou rap­por­tée par les médias spé­cia­li­sés ou médi­caux, de chiens frap­pés d’ec­zéma ayant été nour­ris (ou leurs parents) depuis leurs nais­sances en sui­vant le régime BARF. Cela est un point de réfé­rence indis­cu­table.

Notre site a donc étu­dié plus spé­ci­fi­que­ment le trai­te­ment natu­rel de l’ec­zéma et l’a­li­men­ta­tion BARF pour le chien. Vous pou­vez lire ces articles en cli­quant sur les liens sui­vants :

Par ailleurs, et indi­rec­te­ment sur le même sujet, nos inves­ti­ga­tions ont por­tés sur la com­pa­rai­son entre régime Barf et régime cro­quettes : Nourriture Barf ou cro­quette ? Comment bien nour­rir son chien ?

Bibliographie
Je nour­ris mon chien natu­rel­le­ment – Swanie Simon – Thierry Souccar Editions – 2014
Natural Heath for dogs and cats – Dr Pitcairn – Rodale Editions
Herbal dog care – Dr Kidd – Storey Publishing – www.storey.com
Give your dog a bone – Dr Ian Billinghurst – Warrigal Publishing
Work Wonders : Feed Your Dog Raw Meaty Bones – Dr Tom Lonsdale – Rivetco Pty Ltd
Toxic cro­quettes – Zutta Ziegler – Souccar Editions<
Comparaison des rations Barf (Biologically appro­pried raw food) aux reco­man­da­tions nutri­tion­nelles du chien sain ou malade ‑École natio­nale vété­ri­naire d’Alfort – Année 2011 – Thèse pour le doc­to­rat vété­ri­naire pré­sen­tée par Elise, Jeanne, Aline CAMPAGNOLLE Herbs for pets
Mary Wulff-​Tilford – Bow Tie Press – i5publishing.com
Dogs Naturally Magazine (www.dogsnaturallymagazine.com/)
Le Manuel Vétérinaire Merck – 3ème edi­tion fran­çaise

ante. vel, et, Praesent Donec non