un chien sous un soleil brulant

Canicule : quand une simple promenade peut devenir dangereuse pour votre chien

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Une scène toute simple, aper­çue au détour d’une route, m’a donné envie d’é­crire cet article.

C’était à la fin du mois de juillet, en pleine cani­cule. À Sion, le ther­mo­mètre affi­chait 36 °C. Dans ma voi­ture, la cli­ma­ti­sa­tion tour­nait à plein régime tant la cha­leur exté­rieure était écrasante.

Et puis, au bord de la route, j’ai aperçu quel­qu’un qui pro­me­nait son chien. Il était 13h, pile le moment où le soleil tapait à son maxi­mum. Pas quelques mètres sur un coin d’herbe. Une vraie pro­me­nade, sur un long tron­çon de route, en plein soleil.

Ma pre­mière pen­sée a été très simple : mais à quelle tem­pé­ra­ture peut bien être ce goudron ?

36 °C, c’est la tem­pé­ra­ture de l’air. Sous un soleil intense, la tem­pé­ra­ture d’une sur­face sombre comme l’as­phalte peut être consi­dé­ra­ble­ment plus éle­vée. Et contrai­re­ment à nous, le chien marche direc­te­ment des­sus, ses cous­si­nets au contact du sol.

J’ai immé­dia­te­ment pensé à ses pattes.

chien marchant sur un goudron chaud

Pauvre chien. Pauvres coussinets.

Peut-​être était-​ce sim­ple­ment sa sor­tie de midi. La petite pro­me­nade « pipi » incon­tour­nable avant de retour­ner au frais. Et je me suis dit que la per­sonne qui l’ac­com­pa­gnait ne pen­sait pro­ba­ble­ment pas mal faire. C’est jus­te­ment là que se trouve le problème.

Certaines habi­tudes qui nous semblent par­fai­te­ment ano­dines peuvent deve­nir dan­ge­reuses lorsque les tem­pé­ra­tures grimpent : mar­cher sur le bitume, cou­rir avec son chien, jouer à la balle, faire du vélo, pra­ti­quer une acti­vité spor­tive ou sim­ple­ment pro­lon­ger une pro­me­nade parce que « le chien a encore envie d’avancer ».

Et une autre image m’est alors venue à l’es­prit : celle des cabi­nets et urgences vété­ri­naires pen­dant ces semaines de cha­leur, confron­tés aux chiens vic­times de coups de cha­leur, de déshy­dra­ta­tion ou de brû­lures des coussinets.

Car le chien ne gère pas la cha­leur comme nous.

Il trans­pire très peu par la peau et régule prin­ci­pa­le­ment sa tem­pé­ra­ture cor­po­relle par le halè­te­ment. Lorsque la tem­pé­ra­ture exté­rieure est éle­vée — et plus encore lors­qu’un effort phy­sique vient aug­men­ter la pro­duc­tion de cha­leur de son orga­nisme — ce méca­nisme peut ne plus suffire.

Le coup de cha­leur n’est alors pas sim­ple­ment un chien qui « a eu trop chaud ». C’est une véri­table urgence médi­cale qui peut entraî­ner des lésions graves de plu­sieurs organes et, dans les cas les plus sévères, conduire à la mort.

Et ce qui mérite peut-​être le plus notre atten­tion, c’est que cer­taines de ces situa­tions pour­raient être évi­tées par des gestes très simples.

Alors, à par­tir de cette scène aper­çue un jour de cani­cule à Sion, j’ai voulu aller plus loin et reve­nir à ce que nous dit la science.

À par­tir de quelle tem­pé­ra­ture devons-​nous être vigi­lants ? À quelle tem­pé­ra­ture peut mon­ter le bitume ? Pourquoi l’ef­fort phy­sique augmente-​t-​il autant le risque de coup de cha­leur ? Quels chiens sont les plus vul­né­rables ? Et sur­tout, com­ment conti­nuer à offrir à nos chiens les sor­ties et les acti­vi­tés dont ils ont besoin sans les mettre en danger ?

C’est ce que je vous pro­pose de décou­vrir dans cet article, études scien­ti­fiques à l’appui.

Canicule et activité physique : ce que la science nous apprend sur le coup de chaud chez le chien

Chaque été, les mêmes images reviennent : des chiens qui courent, jouent au fris­bee, par­ti­cipent à des entraî­ne­ments spor­tifs ou accom­pagnent leur maître en ran­don­née sous un soleil de plomb. Pourtant, contrai­re­ment à une idée encore très répan­due, le prin­ci­pal dan­ger n’est pas uni­que­ment la voi­ture lais­sée au soleil. Les études scien­ti­fiques montrent aujourd’­hui que l’ef­fort phy­sique consti­tue l’une des pre­mières causes de mala­dies liées à la cha­leur chez le chien. Un chien spor­tif, motivé et en excel­lente condi­tion phy­sique peut lui aussi être vic­time d’un coup de cha­leur. Et par­fois, en quelques minutes seulement.

Un chien sportif

Le coup de chaud : bien plus qu’une simple surchauffe

Le terme « coup de cha­leur » désigne une hyper­ther­mie sévère : le corps pro­duit ou accu­mule davan­tage de cha­leur qu’il n’est capable d’en éli­mi­ner. Chez le chien, cette situa­tion devient une véri­table urgence médi­cale lors­qu’elle entraîne une élé­va­tion impor­tante de la tem­pé­ra­ture cor­po­relle accom­pa­gnée d’at­teintes neu­ro­lo­giques et d’une réac­tion inflam­ma­toire géné­ra­li­sée. La lit­té­ra­ture vété­ri­naire décrit le coup de cha­leur comme une affec­tion poten­tiel­le­ment mor­telle pou­vant conduire à une défaillance de plu­sieurs organes : cer­veau, reins, foie, sys­tème diges­tif, coa­gu­la­tion san­guine et cœur peuvent être tou­chés simul­ta­né­ment. Ce n’est donc pas seule­ment la tem­pé­ra­ture qui pose pro­blème, mais toute la cas­cade bio­lo­gique déclen­chée lorsque l’or­ga­nisme dépasse ses capa­ci­tés de régulation.

Une revue scien­ti­fique publiée dans la lit­té­ra­ture vété­ri­naire rap­pelle que le coup de cha­leur est asso­cié à une mor­ta­lité impor­tante et qu’il consti­tue l’une des urgences les plus graves ren­con­trées chez le chien. Les lésions cel­lu­laires com­mencent lorsque la cha­leur devient exces­sive et peuvent conti­nuer à évo­luer même après le retour à une tem­pé­ra­ture plus nor­male. C’est pré­ci­sé­ment ce qui explique pour­quoi un chien peut sem­bler aller légè­re­ment mieux avant de se dégra­der quelques heures plus tard.

Pourquoi les chiens supportent-​ils moins bien la chaleur que nous ?

Nous trans­pi­rons presque sur toute la sur­face du corps. Cette trans­pi­ra­tion per­met à la sueur de s’é­va­po­rer et d’emporter de la cha­leur. Le chien fonc­tionne tota­le­ment dif­fé­rem­ment. Ses glandes sudo­ri­pares sont très peu effi­caces pour refroi­dir son orga­nisme. Son prin­ci­pal sys­tème de cli­ma­ti­sa­tion natu­relle est le halè­te­ment. En res­pi­rant rapi­de­ment, il fait cir­cu­ler de grandes quan­ti­tés d’air sur les voies res­pi­ra­toires et la langue, ce qui favo­rise l’é­va­po­ra­tion de l’eau et donc la dis­si­pa­tion de chaleur.

un chien sous un soleil brûlant

Ce méca­nisme fonc­tionne remar­qua­ble­ment bien… jus­qu’à une cer­taine limite. Lorsque l’air est chaud, humide ou peu ven­tilé, l’é­va­po­ra­tion devient beau­coup moins effi­cace. Si l’on ajoute à cela un effort mus­cu­laire intense, le chien pro­duit lui-​même énor­mé­ment de cha­leur. Les muscles deviennent alors une véri­table chau­dière interne. Les cher­cheurs spé­cia­li­sés dans la phy­sio­lo­gie canine ont démon­tré depuis long­temps que le halè­te­ment repré­sente la prin­ci­pale voie d’é­li­mi­na­tion de cha­leur lors d’un exer­cice ou d’une expo­si­tion à la cha­leur. Mais ils montrent éga­le­ment que cette stra­té­gie pos­sède des limites phy­sio­lo­giques impor­tantes lorsque les condi­tions envi­ron­ne­men­tales deviennent défavorables.

L’idée reçue à oublier : « Il est sportif, donc il résiste »

C’est pro­ba­ble­ment l’une des croyances les plus dan­ge­reuses. On ima­gine volon­tiers qu’un chien habi­tué à cou­rir, pra­ti­quer l’a­gi­lity, le cani­cross, le trou­peau ou le dog dan­cing sera natu­rel­le­ment pro­tégé contre la cha­leur grâce à son excel­lente condi­tion phy­sique. Les don­nées scien­ti­fiques racontent une his­toire beau­coup plus nuan­cée. Une vaste étude bri­tan­nique menée sur plus de 900 000 chiens sui­vis en méde­cine vété­ri­naire a iden­ti­fié l’exer­cice comme le déclen­cheur le plus fré­quent des mala­dies liées à la cha­leur. Autrement dit, les chiens ne tombent pas uni­que­ment malades parce qu’ils res­tent enfer­més dans une voi­ture : ils déve­loppent très fré­quem­ment une hyper­ther­mie pen­dant ou après une acti­vité physique.

Cette obser­va­tion est par­ti­cu­liè­re­ment impor­tante pour tous les pro­prié­taires de chiens actifs. Les auteurs montrent éga­le­ment que les atteintes pro­vo­quées par l’exer­cice peuvent être tout aussi graves que celles pro­vo­quées par un envi­ron­ne­ment extrê­me­ment chaud. Le méca­nisme est dif­fé­rent, mais les consé­quences peuvent être com­pa­rables : inflam­ma­tion géné­ra­li­sée, atteinte neu­ro­lo­gique, troubles de la coa­gu­la­tion et risque vital.

Le véritable problème : l’addition de plusieurs facteurs

Il n’existe pas une tem­pé­ra­ture magique au-​delà de laquelle tous les chiens seraient en dan­ger. Le risque dépend d’une com­bi­nai­son de para­mètres qui s’additionnent.

  • La tem­pé­ra­ture extérieure
  • Le taux d’humidité
  • L’intensité de l’effort
  • La durée de l’activité
  • L’exposition directe au soleil
  • La ven­ti­la­tion disponible
  • L’état d’ac­cli­ma­ta­tion du chien
  • Son âge, son poids et sa morphologie

Ainsi, deux chiens peuvent vivre une expé­rience tota­le­ment dif­fé­rente à 28 °C. L’un mar­chera tran­quille­ment dix minutes à l’ombre et ren­trera par­fai­te­ment bien. L’autre réa­li­sera vingt minutes d’en­traî­ne­ment inten­sif en plein soleil avec un air humide… et pourra déve­lop­per une hyper­ther­mie sévère. Les recherches menées chez les chiens de tra­vail et les lévriers de course confirment que la tem­pé­ra­ture ambiante n’ex­plique jamais à elle seule le stress ther­mique. L’humidité, le rayon­ne­ment solaire, le vent, la mor­pho­lo­gie et sur­tout la pro­duc­tion de cha­leur liée aux muscles influencent for­te­ment la capa­cité du chien à récu­pé­rer après l’effort.

Que se passe-​t-​il réellement pendant un effort sous canicule ?

Pour com­prendre le dan­ger, ima­gi­nons une séance de jeu de balle ou un entraî­ne­ment de dog dan­cing un après-​midi de juillet. Dès les pre­mières minutes, les muscles pro­duisent énor­mé­ment d’éner­gie. Une grande par­tie de cette éner­gie n’est pas trans­for­mée en mou­ve­ment mais en cha­leur. Le corps doit alors éva­cuer cette cha­leur aussi vite qu’il la fabrique.

Le halè­te­ment aug­mente consi­dé­ra­ble­ment afin de refroi­dir l’or­ga­nisme. La fré­quence res­pi­ra­toire explose, la langue devient très rouge et les échanges d’eau s’in­ten­si­fient. Mais si la cha­leur pro­duite reste supé­rieure à la cha­leur éli­mi­née, la tem­pé­ra­ture interne conti­nue d’aug­men­ter. C’est à ce moment que le phé­no­mène change de nature. Nous ne par­lons plus sim­ple­ment d’un chien qui « a chaud ». Nous par­lons d’une réac­tion phy­sio­lo­gique capable d’en­dom­ma­ger direc­te­ment les cel­lules, de per­tur­ber les mem­branes, de pro­vo­quer une inflam­ma­tion géné­ra­li­sée et d’al­té­rer la cir­cu­la­tion san­guine vers les organes vitaux. Les études de phy­sio­pa­tho­lo­gie décrivent pré­ci­sé­ment cette suc­ces­sion d’é­vé­ne­ments expli­quant pour­quoi le coup de cha­leur est consi­déré comme une urgence absolue.

Les chiens les plus exposés ne sont pas toujours ceux que l’on croit

Certaines carac­té­ris­tiques aug­mentent clai­re­ment le risque, mais elles ne signi­fient jamais qu’un autre chien est protégé.

Une étude récente de sur­veillance épi­dé­mio­lo­gique sou­ligne d’ailleurs que l’exer­cice consti­tue le prin­ci­pal déclen­cheur des mala­dies liées à la cha­leur chez le chien, alors que les fac­teurs indi­vi­duels comme l’âge, la mor­pho­lo­gie ou les mala­dies res­pi­ra­toires modulent ensuite la vul­né­ra­bi­lité de chaque animal.

Cela signi­fie qu’un Berger Blanc Suisse, un Border Collie ou un Malinois par­fai­te­ment entraîné n’est pas à l’a­bri. Au contraire, leur enthou­siasme consti­tue par­fois un piège : ils conti­nuent de tra­vailler alors que leur orga­nisme com­mence déjà à perdre la bataille contre la chaleur.

Les signes d’alerte : apprendre à lire son chien avant l’urgence

Le coup de cha­leur n’ap­pa­raît pas tou­jours bru­ta­le­ment. Il existe sou­vent une phase durant laquelle le chien envoie des signaux que nous pou­vons apprendre à reconnaître.

Premiers signaux

  • Halètement beau­coup plus intense que d’habitude
  • Respiration très rapide et difficile
  • Recherche constante d’ombre
  • Ralentissement inha­bi­tuel
  • Langue très rouge ou très foncée
  • Salivation abon­dante

Signes de gravité

  • Perte d’é­qui­libre
  • Faiblesse ou effondrement
  • Vomissements ou diarrhée
  • Troubles de la conscience
  • Convulsions
  • Incapacité à pour­suivre l’effort

Les publi­ca­tions vété­ri­naires insistent sur un point essen­tiel : attendre que le chien s’ef­fondre est beau­coup trop tard. Les symp­tômes neu­ro­lo­giques indiquent déjà une atteinte sévère. La pré­ven­tion repose donc avant tout sur l’ob­ser­va­tion atten­tive des pre­miers chan­ge­ments de com­por­te­ment et de respiration.

Pourquoi arroser les pattes ne suffit pas

Sur les réseaux sociaux cir­culent de nom­breux conseils : mouiller uni­que­ment les cous­si­nets, pla­cer une ser­viette humide sur le dos ou appli­quer de l’al­cool sur les pattes. La science récente invite à être beau­coup plus pru­dents. Les tra­vaux expé­ri­men­taux réa­li­sés sur des chiens pré­sen­tant une hyper­ther­mie après exer­cice montrent que cer­taines méthodes de refroi­dis­se­ment sont net­te­ment plus effi­caces que d’autres. L’immersion ou le refroi­dis­se­ment cor­po­rel avec de l’eau fraîche appa­raît comme une stra­té­gie effi­cace pour dimi­nuer rapi­de­ment la tem­pé­ra­ture, tan­dis que les méthodes limi­tées à de petites sur­faces du corps offrent un refroi­dis­se­ment beau­coup plus modeste.

Le mes­sage impor­tant n’est pas de trans­for­mer chaque pro­prié­taire en urgen­tiste. Il est de com­prendre que **refroi­dir rapi­de­ment puis consul­ter immé­dia­te­ment un vété­ri­naire** est pré­fé­rable à perdre un temps pré­cieux avec des tech­niques insuf­fi­santes. Toute sus­pi­cion de coup de cha­leur mérite une prise en charge vété­ri­naire urgente, même si le chien semble récu­pé­rer après quelques minutes.

Alors… faut-​il arrêter tout sport dès qu’il fait chaud ?

La réponse scien­ti­fique est plus intel­li­gente qu’un simple oui ou non. Il ne s’a­git pas d’in­ter­dire toute acti­vité pen­dant l’été. Il s’a­git d’a­dap­ter l’ac­ti­vité aux capa­ci­tés réelles de ther­mo­ré­gu­la­tion du chien.

Les recom­man­da­tions issues des écoles vété­ri­naires et des tra­vaux sur les chiens de tra­vail convergent vers plu­sieurs prin­cipes simples : évi­ter les périodes les plus chaudes de la jour­née, dimi­nuer l’in­ten­sité et la durée des exer­cices, pri­vi­lé­gier les zones ombra­gées, pré­voir des pauses régu­lières avec accès à l’eau et tenir compte de l’ac­cli­ma­ta­tion pro­gres­sive du chien aux tem­pé­ra­tures estivales.

Pour les chiens sportifs : la règle des 4 questions

Avant un entraî­ne­ment de dog dan­cing, d’a­gi­lity, de cani­cross ou une ran­don­née, posez-​vous sys­té­ma­ti­que­ment ces quatre questions :

• Quelle est la tem­pé­ra­ture réelle… mais aussi l’humidité ?

• Mon chien est-​il déjà accli­maté à cette chaleur ?

• L’effort prévu est-​il intense ou faci­le­ment fractionnable ?

• Puis-​je inter­rompre immé­dia­te­ment l’ac­ti­vité et refroi­dir mon chien si nécessaire ?

Si une seule de ces réponses vous inquiète, la séance peut attendre. La pro­gres­sion spor­tive ne sera jamais aussi impor­tante que la santé de votre chien.

Notre res­pon­sa­bi­lité consiste donc moins à regar­der le ther­mo­mètre qu’à com­prendre l’é­qui­libre fra­gile entre cha­leur pro­duite et cha­leur éli­mi­née. Sous une cani­cule, repous­ser un entraî­ne­ment n’est jamais perdre une séance. C’est par­fois évi­ter une urgence vété­ri­naire… et pré­ser­ver plu­sieurs années de vie aux côtés de celui qui nous fait tant confiance.

Source scien­ti­fique principale

• Pathophysiology of heats­troke in dogs – revue scien­ti­fique sur les méca­nismes bio­lo­giques du coup de chaleur.

Fabienne

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