Choisir et utiliser les plantes et les compléments alimentaires

CHOISIR et UTILISER REMÈDES et COMPLÉMENTS NATURELS pour chien

Choisir et uti­li­ser remèdes et com­plé­ments natu­rels n’est pas trop dif­fi­cile. Il faut avoir un mini­mum de connais­sances sur les com­plé­ments et plantes médi­ci­nales que vous don­nez à votre chien pour le soi­gner ou équi­li­brer son ali­men­ta­tion. Cependant, si peu de plantes sont vrai­ment dan­ge­reuses(1) lorsque uti­li­sées seules, ce n’est pas tou­jours le cas lorsque plu­sieurs com­plé­ments sont uti­li­sés simul­ta­né­ment.
Ce sont ces infor­ma­tions utiles et néces­saires que vous trou­ve­rez dans cet article.
Si vous êtes intéressé(e)s par la connais­sance appro­fon­die des plantes, voir le site www.altheaprovence.com en cli­quant ici.

Règles générales des dosages des différentes remèdes en fonction du poids

Bien qu’à chaque plante médi­ci­nale ou non cor­res­pond un dosage par­ti­cu­lier en fonc­tion de son uti­li­sa­tion (Voir notre article “Les plantes médi­ci­nales utiles” en cli­quant ici , le tableau ci-​dessous donne les quan­ti­tés d’herbes et de plantes habi­tuel­le­ment uti­li­sées.

Poids du chien (kg)Poudres sur repas 1 fois par jourTisanes/​infusions (Sur repas ou dans l’eau ou sur le corps)Gélules ou cachets (Dans la gueule ou dans repas)Teintures (Sur repas ou eau ou dans la gueule)
0,5 à 5Petite pin­céeMoins de 60 ml 1 à 3 fois/​jour12 à 1 gélule ou cachet 1 à 3 fois/​jour1 à 3 gouttes 2 à 3 fois/​jour
5 à 10Grosse pin­céeenv. 60 ml 1 à 3 fois/​jour1 à 2 gélules ou cachets 2 à 3 fois/​jour3 à 5 gouttes 2 à 3 fois/​jour
10 à 252 pin­cées à 1 cuillère à café60 à 120 ml 3 fois/​jour1 à 2 gélules ou cachets 3 à 4 fois/​jour5 à 10 gouttes 2 à 3 fois/​jour
25 à 502 pin­cées à 2cuillères à café120 à 240 ml 3 fois/​jourDose pour homme (Voir note ci-​dessous)10 à 20 gouttes 2 à 3 fois/​jour
au des­sus de 50jus­qu’à 1 cuillère à soupeMax. 240 ml 3 fois/​jourDose pour homme (Voir note ci-​dessous)Dose pour homme (Voir note ci-​dessous)

Ce tableau de dosage des plantes médi­ci­nales et com­plé­ments ali­men­taires à choi­sir et uti­li­ser, tiré du livre du Dr Kidd (Vétérinaire holis­tique amé­ri­cain) ne donne que des valeurs indi­ca­tives, comme il l’é­crit lui-​même.
Il n’a­borde que le poids du chien et la nature de la prise. Il faut donc pon­dé­rer les quan­ti­tés et la durée en fonc­tion de quelques para­mètres sup­plé­men­taires et prendre quelques pré­cau­tions que nous indi­quons dans la suite de cette page. 

Note
Plantes médi­ci­nales et com­plé­ments des­ti­nées aux humains et uti­li­sés pour votre chien.
Cela est par­fai­te­ment pos­sible, habi­tuel­le­ment sans dan­ger (Sauf pour quelques plantes inter­dites au chien – Voir notre article “les inter­dits et tolé­rés : plantes et pro­duits d’en­tre­tien poi­sons pour votre chien – Centre anti-​poison – en cours de rédac­tion).
Sachez que les dosages des plantes médi­ci­nales pré­co­ni­sés sont pour les humains et pour des hommes pesant 75 kg. Cela veut dire que le dosage pour votre chien doit être dans le rap­port entre son poids et 75 kg. Par exemple, si votre chien pèse 50 kg, il fau­dra lui admi­nis­trer les 23 de la dose pres­crite. S’il pèse 37 kg, ce sera la moi­tié, si c’est 20 kg, ce sera un peu plus du 14 de la dose.

Quelles plantes ou compléments alimentaires choisir ?

Chaque plante doit, bien sûr, être choi­sie pour son effi­ca­cité sur la mala­die ou les dés­équi­libres fonc­tion­nels que vous essayez de cor­ri­ger chez votre chien. Mais il faut gar­der à l’es­prit les points sui­vants :

Plantes médicinales Cataire
Cataire
  • Une même plante peut être effi­cace pour plu­sieurs mala­dies ou plu­sieurs “dés­équi­libres” de santé.
    Cela veut dire que le bon choix d’une seule plante peut être orien­tée pour “tra­vailler” sur plu­sieurs maux en même temps.
    Par exemple la plante que l’on appelle Cataire est uti­li­sée pour relaxer le sys­tème ner­veux. Elle a aussi la capa­cité de sou­la­ger les pro­blèmes du tube diges­tif tels que coliques, la dys­pep­sie (troubles diges­tifs fonc­tion­nels, qui sont des affec­tions cou­rantes, se tra­dui­sant par une diges­tion dif­fi­cile occa­sion­nant des dou­leurs ponc­tuelles ou chro­niques selon les cas) et les fla­tu­lences.
    La Cataire doit donc être pré­fé­rée à d’autres plantes si ces symp­tômes sont aussi à trai­ter. simul­ta­né­ment.
  • Par ailleurs, une plante peut être néfaste pour cer­taines par­ties du corps, ou à des par­ties du corps déjà endom­ma­gées, tels que les reins.
    Un exemple clas­sique est l’ail. Il est l’un des remèdes le plus effi­cace dans nombre de patho­lo­gies. Il est cepen­dant contro­versé, sans rai­son aucune. Pour la plu­part des chiens en bonne santé, il est sans dan­ger, si pris dans des quan­ti­tés nor­males (Voir notre article en cli­quant sur Ail pour le chien : poi­son ou remède ? ).
    A l’in­verse, l’ail est vrai­ment à pros­crire ou à uti­li­ser avec extrême pru­dence lorsque le chien a des défi­ciences san­guines.
  • Aussi les plantes peuvent être don­nées en com­bi­nai­son.
    Ce qui a sou­vent une action de com­plé­men­ta­rité “aug­men­tée” (plus grande effi­ca­cité).
    Egalement, très sou­vent pour le chien, en plus du remède “prin­ci­pal”, le thé­ra­peute ajoute un remède de sou­tien ou tonique (une plante pour aug­men­ter les défenses immu­ni­taires très sou­vent).
    Donc pru­dence sur les dosages, choix à confier à un natu­ro­pathe pour ani­maux si pos­sible.
  • Plantes et herbes peuvent éga­le­ment être inter­dites pen­dant cer­taines périodes de vie.
    Lorsqu’une chienne est enceinte ou allai­tante, cer­taines herbes peuvent conduire à de graves pro­blèmes.
  • Enfin ne pas oublier que quelques plantes sont sim­ple­ment mor­telles, même en petites doses (les poi­sons des sor­cières du moyen âge).

Le choix des plantes pour votre chien (et pour vous-​même, si vous uti­li­sez des plantes) et leur admi­nis­tra­tion ne doit donc jamais être fait à la légère.
Bien sûr, il faut tou­jours lire les indi­ca­tions sur le réci­pient ou la fiche cor­res­pon­dant à la plante, où les dosages et condi­tions de prise sont indi­quées.
Le plus nor­mal serait de s’a­dres­ser à un natu­ro­pathe pour ani­maux ou un vété­ri­naire holis­tique (Rare en France).
Cependant, pour vous aider vous pou­vez cli­quer sur “Les plantes médi­ci­nales utiles”.* En consé­quence, les dosages géné­raux des plantes médi­ci­nales et com­plé­ments ali­men­taires, devront être adap­tées pour tenir compte du cas par­ti­cu­lier de votre chien. 

* Notre inten­tion est de pro­po­ser sur ce site un cours des­tiné aux pro­prié­taires de chiens qui veulent amé­lio­rer le bien être de leur com­pa­gnon. Ce cours en plu­sieurs ses­sions, facile à com­prendre car expli­qué sim­ple­ment en fran­çais non médi­cal, don­nera les règles à appli­quer en matière d’a­li­men­ta­tion (nutri­tion) et de trai­te­ments natu­rels de toutes les mala­dies et symp­tômes cou­rants. Nous vous prions de nous indi­quer sur le bul­le­tin d’a­bon­ne­ment à notre lettre, si ce cours peut vous inté­res­ser, afin d’en prendre note et vous pré­ve­nir lorsque il sera dis­po­nible.

Rejets, allergies, effets secondaires des plantes médicinales et compléments

Il faut savoir aussi que les plantes médi­ci­nales peuvent quel­que­fois conduire à des réac­tions non pré­vi­sibles, des effets secon­daires.
Cela est rare, beau­coup, beau­coup plus rare qu’a­vec des médi­ca­ments chi­miques uti­li­sés en méde­cine occi­den­tale conven­tion­nelle. Les effets sont éga­le­ment beau­coup moins vio­lents. Ils s’ar­rêtent le plus sou­vent immé­dia­te­ment avec l’ar­rêt de la prise du remède incri­miné.
La plu­part des réac­tions de rejet aux plantes sont dite “idio­syn­cra­tiques”, c’est à dire qu’elles se pro­duisent que chez les rares indi­vi­dus qui ont une aller­gie per­son­nelle à un ou plu­sieurs com­po­sants de la plante.
Cela nous rap­pelle au pas­sage, que tout indi­vidu est unique et qu’il faut en tenir compte.
Les signes sont celles de toute aller­gie : nez et yeux humides, éter­nue­ments, déman­geai­sons (peuvent être de par­tout sur le corps), enflures, gon­fle­ments, éven­tuel­le­ment diar­rhées et vomis­se­ments.
Dans ce cas, divi­ser immé­dia­te­ment le dosage par 2, conti­nuer à cette dose pen­dant 2 ou 3 jours. Reprendre ensuite en aug­men­tant très len­te­ment le dosage (+ 5% par jour ou moins), jus­qu’à reve­nir à la dose de réfé­rence.
Bien sûr en cas de retour de ce rejet, arrê­ter le remède et éven­tuel­le­ment, chan­ger de plante. Sélectionnez celle qui aussi, est réper­to­riée contre la mala­die que vous com­bat­tez. 

Note
Les réac­tions de rejet peuvent être quelques fois obser­vées lorsque une seule molé­cule ou sub­stance active de la plante est uti­li­sée et non pas la plante dans sa tota­lité.
Une plante com­prend en effet plu­sieurs dizaines voire cen­taines de “com­po­sants” (Molécules) qui s’é­qui­librent et ren­forcent l’ef­fi­ca­cité.
A l’in­verse, le nombre de molé­cules d’un extrait de labo­ra­toire peut être beau­coup plus limité. On se rap­proche alors du médi­ca­ment de la méde­cine occi­den­tale “construit” autour de 1 ou 2 molé­cules.

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Risques comparés entre remèdes et médicaments chimiques

Pour être com­plet, il faut éva­luer le fac­teur risque d’une médi­ca­tion par les plantes.
Aux Etats Unis où des sta­tis­tiques existent, le chiffre avancé est de 10 000 morts au moins par an par médi­ca­ments de notre méde­cine occi­den­tale conven­tion­nelle, tous morts confon­dus (Pour une popu­la­tion totale de 350 mil­lions de per­sonnes, 60 mil­lions de chiens et 80 mil­lions de chats).
Au contraire, les morts par uti­li­sa­tion de plantes médi­ci­nales pour­raient peut être atteindre 100 sur une période de 10 ans. Facile à faire les cal­culs et éva­luer les risques. 

Méthode de dosage des plantes sans risque – Posologie progressive

Mais vous pou­vez même évi­ter ce risque minime des plantes. Il suf­fit de com­men­cer avec un dosage plus faible qu’in­di­qué – envi­ron 50 à 60% ou moins si votre chien est par­ti­cu­liè­re­ment sen­sible – puis aug­men­ter pro­gres­si­ve­ment par 10% à la fois, tous les 2 jours par exemple, jus­qu’à atteindre le maxi­mum.
Si les résul­tats se font attendre (Attention : les trai­te­ments par les plantes ne sont habi­tuel­le­ment pas “immé­diats” comme le sont les médi­ca­ments conven­tion­nels tou­jours uti­li­sés à forte doses), dépas­ser par “pas” de 10% la dose indi­quées de réfé­rence. Mais ne jamais aller au delà de 50% au des­sus de la dose de réfé­rence (si elle est de 20 gouttes, ne pas dépas­ser 30 gouttes).
Et si main­te­nant la plante pro­duit des effets secon­daires (ex : diar­rhées ou vomis­se­ments), divi­sez en deux la dose don­née (10 gouttes au lieu de 20).
S’ils per­sistent, arrê­ter de don­ner ce remède, chan­ger de plante et véri­fier après 2 ou 3 jours, si ces effets non dési­rés sont tou­jours pré­sents.
Si cela est le cas, le pro­blème a une autre ori­gine que la ou les plantes incri­mi­nées.
Enfin, une autre solu­tion est de choi­sir une autre plante “de rem­pla­ce­ment” des­ti­née aussi à la mala­die que vous essayez de trai­ter (ex : le sys­tème diges­tif peut être traité à l’aide de l’artichaut, le pis­sen­lit, la gen­tiane, le gin­gembre, le chardon-​Marie, le cur­cuma). 

Note
Certains natu­ro­pathes pré­co­nisent de prendre les remèdes “par mini-​cure” : par exemple pen­dant une semaine, puis arrêt de 2 jours avant de recom­men­cer.
L’argument avancé est l’aug­men­ta­tion de l’ef­fi­ca­cité du remède en per­met­tant au corps d’é­li­mi­ner les sub­stances (toxines) pro­duites (Déchets, cel­lules, bac­té­ries mortes, etc.) au niveau de l’or­ga­nisme – une sorte de dés­in­toxi­ca­tion des cel­lules.

Doses à donner : quand augmenter, diminuer ou supprimer ? Loi de Hering

Dans les phases aiguës d’une mala­die, les pro­grès en mieux ou en moins bien sont en géné­ral faci­le­ment visibles.
Ce n’est pas le cas pen­dant les autres phases de la mala­die, jus­qu’à la gué­ri­son com­plète.
Pour nombre de mala­dies, les symp­tômes moins mar­qués sont dif­fi­ciles à inter­pré­ter.
Bien sûr, avec un anti-​douleur ou un médi­ca­ment tel que la cor­ti­sone, tout semble s’ar­ran­ger rapi­de­ment, ce qui en réa­lité n’est pas la réa­lité. L’arrêt du médi­ca­ment verra très sou­vent re-​apparaître la mala­die car son ori­gine réelle n’a pas été éli­mi­née(3).
Il faut donc avoir des repères en obser­vant les chan­ge­ments des symp­tômes sur la durée afin de suivre l’é­vo­lu­tion de la mala­die ou de la gué­ri­son. Ceci per­met de res­tau­rer la santé défi­ni­ti­ve­ment. Il s’a­git de “la loi de Hering”(2) bap­ti­sée du nom de celui qui a décrit le pre­mier ce phé­no­mène.

  • Quand un trai­te­ment ne semble appor­ter aucun chan­ge­ment ni en bien, ni en mal, après quelques jours (ou quelques semaines ou quelques mois pour une mala­die chro­nique implan­tée depuis des années) les vété­ri­naires holis­tiques recom­mandent d’augmenter les doses len­te­ment (de 10 en 10% jus­qu’à + 50% max. de la dose de réfé­rence).
    A noter qu’une aug­men­ta­tion des doses de quelques pour­cents peuvent faire la dif­fé­rence sur l’ef­fi­ca­cité visible du remède.
    Mais les excès des doses de remèdes natu­rels n’ap­por­te­ront aucun béné­fice sup­plé­men­taire sur le trai­te­ment de la mala­die
  • Si des effets secon­daires se mani­festent et per­sistent (diar­rhées, vomis­se­ments, etc.) dimi­nuer de 50% la dose de réfé­rence puis après 2 ou 3 jours, re-​augmenter très len­te­ment la dose
  • Si le remède fonc­tionne, très sou­vent la mala­die s’ag­grave dans une pre­mière phase, presque immé­dia­te­ment après le début du trai­te­ment (une heure, 1 ou 2 jours, même 2 ou 3 semaines pour des mala­dies chro­niques).
    Dans ce cas, ne pas chan­ger les doses.
    On recon­naît cette phase si seuls un ou deux des symp­tômes s’ag­gravent – et pas tous à la fois. La gué­ri­son du chien est alors en bonne voie. La souf­france ou le bien être de votre ami va s’a­mé­lio­rer dans les jours à venir.
    Votre chien retrou­vera toute son éner­gie, son appé­tit, son humeur, son som­meil et sa diges­tion nor­male.
  • Au contraire, les symp­tômes de départ peuvent s’ag­gra­ver simul­ta­né­ment.
    Et même de nou­veaux “signes” peuvent se mani­fes­ter “en pro­fon­deur” (abcès, infec­tion en dif­fé­rents points du corps, sys­tème diges­tif, etc.).
    S’ils se rap­prochent de la tête, cela signi­fie que le diag­nos­tic est erroné et/​ou le remède n’est pas adapté ou inef­fi­cace. Il faut le chan­ger et/​ou aller voir votre vété­ri­naire.

Suivi de l’évolution de la maladie et explication de la loi de Hering

Le Dr Pitcairn, et d’autres vété­ri­naires holis­tiques, expliquent ce phé­no­mène d’ag­gra­va­tion tem­po­raire de la mala­die, de la façon sui­vante. Ce qui vient d’ailleurs confir­mer les obser­va­tions du Dr Hering.
Les trai­te­ments, qu’ils soient natu­rels ou conven­tion­nels d’ailleurs, détruisent des cel­lules que le corps va reje­ter et expul­ser sous forme de déchets. Il est parlé alors de “dés­in­toxi­ca­tion”.
Cela peut se mani­fes­ter sur des par­ties du corps jusque là épar­gnées et sans rap­port avec la mala­die à soi­gner. Cela peut être une ou deux mani­fes­ta­tions de cette liste :

  • La for­ma­tion d’une poche de pus externe (en péri­phé­rie du corps)
  • Le déve­lop­pe­ment d’irruption cuta­née (une plaque comme cela est très sou­vent le cas)
  • Une forte odeur du chien, tem­po­raire (suin­te­ments des glandes)
  • L’urine qui peut deve­nir noir et/​ou à forte odeur
  • Le colon peut géné­rer aussi des fèces sombres, odo­rantes ou des diar­rhées
  • Des vomis­se­ments (en par­ti­cu­lier dans la phase aiguë de la mala­die)
  • Une perte des ongles ou de la peau à l’ex­tré­mité des pattes.

Dans ces cas là, cela signi­fie que le trai­te­ment natu­rel fait son action, que le corps est en train de s’é­pu­rer en expul­sant les “rési­dus” dus au trai­te­ment.
Ne pas arrê­ter le trai­te­ment.
A l’in­verse et comme indi­qué plus haut, si tous les symp­tômes d’o­ri­gine s’ag­gravent en même temps, le remède, très pro­ba­ble­ment, n’est pas effi­cace. Augmenter le dosage ne fera rien. Changer rapi­de­ment de trai­te­ment ou allez voir votre vété­ri­naire.

Unités de dosage des plantes médicinales et compléments alimentaires

Comment servir un remèdes à la cuillère

Les indi­ca­tions thé­ra­peu­tiques que vous pou­vez lire sur des “recettes”, fla­cons ou autres, expriment le plus sou­vent les quan­ti­tés à prendre en “pin­cée”, gouttes, cuillère à café (cac), cuillère à soupe (cas), milli-​litre (ml), cm3, gramme (g ou gr), mil­li­gramme (mg), quel­que­fois en “tasse”.
Les remèdes d’o­ri­gine anglo-​saxonnes ou amé­ri­caines sont quel­que­fois indi­quées en oz (Ounce) sur les fla­cons que vous rece­vez par inter­net.
Nous avons fait ci-​dessous un tableau de cor­res­pon­dance afin de vous y retrou­ver.
1 litre = 1000 ml ou 100 cl
1 l d’eau = 1 kg ou 1000 g
1 l d’huile = env. 0,9 kg ou 900 g
1 pin­cée = 3 à 5 g
1 goutte = 0,05 ml soit 20 gouttes = 1 ml (Solutés). Pour les pro­duits san­guins 1 ml = 15 gouttes soit 1 goutte de pro­duits san­guin = 0,066 ml
1 cuillère à café (cac) = 5 ml ou 5 cm³ – env. 5 c
1 cuillère à soupe (cas) = 15 ml ou 3 cuillères à café
1 tasse à café = 10 cl = 100 ml
1 pot à yaourt 125 g de yaourt = env. 12 cl (120 ml) donc env. 8 dans un litre
1 verre à vin “nor­mal” = 20 à 25 cl
1 verre à eau “nor­mal” = 25 à 30 ml
1 bou­teille de vin = 75 cl ou 0,75 l
12 bou­teille de vin = 37,5 cl ou 0,375 l
1 ounce “liquide’ (amé­ri­caine) (oz) = 2,95 cl = 29,5 ml
1 ounce “masse” américaine/​anglaise (oz av) = 28,35 g
1 tsp (Cuillère à café amé­ri­caine) = 1,48 cl (1÷2 ounce) ou 14,8 ml
1 tbs (Cuillère à soupe amé­ri­caine) = 3 cuillères à café soit env. 45 ml
1 cup (Tasse amé­ri­caine) = env. 240 ml 

Sous quelle forme utiliser les plantes pour soigner votre chien ?

Les choix sont les sui­vants :

  • Est ce que c’est un trai­te­ment externe ? Est ce que c’est un trai­te­ment interne ?
  • Sous quelle forme le remède est dis­po­nible : infusions/​tisanes, poudres, gélule, cachet, liquide
  • Est ce que votre chien est “déli­cat” au point de refu­ser tout remède ?

Il est quel­que­fois men­tionné par les méde­cins et vété­ri­naires qui uti­lisent les plantes, que la plante doit être en contact direct avec la langue pour amé­lio­rer l’ef­fi­ca­cité thé­ra­peu­tique de la plante. Rien en ce sens ne semble avoir été mesuré.
Plutôt choi­sir le moyen le plus facile à admi­nis­trer pour le chien et pour son maître.

En traitement externe et localisé, vous pouvez utiliser :

  • Infusions ou tisanes. Pour la pré­pa­ra­tion des infu­sions et tisanes, voir la page cor­res­pon­dante de www.altheaprovence.com
  • Décoctions à l’eau. Pour la pré­pa­ra­tion, cli­quez ici
  • Infusions à l’huile. Couvrir la plante d’huile (d’o­live est recom­mandé), conte­nant non métal­lique, à conser­ver dans un endroit chaud, pen­dant un mois. Filtrer, pres­ser la plante. Stockage au réfri­gé­ra­teur jus­qu’à 1 an.
  • Cataplasmes. Passer la plante (En géné­ral séchée) au blen­der, ajou­ter de l’eau (ou de l’huile) afin d’ob­te­nir un pro­duit pâteux. Cliquez ici pour plus de détails.

L’utilisation interne des plantes et herbes peuvent se faire par :

  • Herbes fraîches. Le mieux est de les pré­pa­rer (Couper fine­ment) juste avant le repas.
  • Herbes séchées. Les cou­per fine­ment. Stocker dans des boîtes ou pots fer­més her­mé­ti­que­ment, à l’a­bri des rayons de soleil
  • Racines pul­vé­ri­sées, pas­sées au blen­der
  • Infusions, thé d’herbes ou décoc­tions à l’eau
  • Infusions à l’huile
  • Gélules et cachets – Achetées en l’é­tat ou fabri­quées vous même : cli­quez ici
  • Poudres – Achetées en l’é­tat
  • Teintures – A ache­ter ou à faire : voir www.altheaprovence.com ou Cliquez ici pour tous les détails. Attention : pour le chien, le pour­cen­tage d’al­cool doit être très faible.
  • Macérats gly­cé­ri­nées – Voir Althea en cli­quant ici

Faire prendre sa dose à un chien récalcitrant – Petites astuces

Le traitement est externe et localisé

Vous pou­vez uti­li­ser les infu­sions, tisanes, décoc­tions, infu­sions à l’huile, à répar­tir sur la par­tie malade. Protéger ensuite car le chien aura ten­dance à lécher ce que vous venez de dépo­ser. Pour cer­taines appli­ca­tions, le cata­plasme peut être très pra­tique et effi­cace.

Remède à prendre en interne

  • S’il est “solide”, c’est à dire , en branche, en plante, sous forme de racines. D’abord pré­pa­rer une infu­sion s’il s’a­git de feuilles ou de plantes, une décoc­tion si ce sont des racines. Si déjà en poudre, il est prêt à l’emploi.
  • Le plus simple et si vous savez “mani­pu­ler” votre chien, est de trans­for­mer la prise de remède en jeu.
    Ne pas oublier une gour­man­dise pour le remer­cier ensuite (Gourmandise ne veut pas dire ali­ment sucré. Un petit mor­ceau de fro­mage ou de viande fera lar­ge­ment aussi bien l’af­faire). Mais faut-​il avoir quelques notions de dres­sage et d’au­to­rité.
    De toute façon, ce n’est pas gagné à l’a­vance : cela dépend du goût du remède et des pré­fé­rences de votre chien.
Comment ouvrir la gueule de son chien pour donner un remède
  • Le plus facile ensuite est de sau­pou­drer la nour­ri­ture de votre chien avec le remède. Sauf que votre ami n’ap­pré­ciera peut être pas le chan­ge­ment de goût – et d’aspect- de sa ration.
    L’étape “au des­sus” est de mélan­ger le remède à la nour­ri­ture.
    Si cela est encore insuf­fi­sant pour la prise du remède (Lorsque le goût est amère en par­ti­cu­lier), il fau­dra habi­tuer votre chien en com­men­çant avec une très petite dose dans la nour­ri­ture, à aug­men­ter pro­gres­si­ve­ment pour qu’il s’ha­bi­tue au goût, jus­qu’à atteindre la quan­tité vou­lue.
  • S’il est liquide, vous pou­vez essayer de lui faire boire direc­te­ment (S’il l’aime vrai­ment !) ou l’a­jou­ter à son eau.
    Une autre façon plus cer­taine est de le main­te­nir entre vos jambes, écar­ter gen­ti­ment sa gueule en pous­sant sa mâchoire infé­rieure, insé­rer un compte goutte à l’angle de pivo­te­ment des mâchoires.
  • S’il s’a­git d’une gélule ou un cachet ouvrir sa gueule en tirant cal­me­ment sur ses mâchoires pour ouvrir la bouche et dépo­ser la gélule ou le cachet au fond de la langue.
    Refermer la bouche, la tenir fer­mée d’une main et orien­tez la tête de votre chien nez “en l’air” en cares­sant la gorge pour l’en­cou­ra­ger à ava­ler.
    Il est aussi pos­sible d’en­ro­ber légè­re­ment le cachet ou la gélule d’un peut de beurre (Goût très bien accepté et faci­lite le glis­se­ment)
  • Ne pas oublier aussi que beau­coup de remèdes (Gélules, cachets) peuvent être “cachés” dans un “mor­ceau” de nour­ri­ture que vous avez incisé (tels que foie, rognons que la plu­part des chiens adorent).
    Les chiens ne mâchent que les très grosses pièces qu’ils ne peuvent vrai­ment pas ava­ler tout rond. Tailler le mor­ceau assez gros, à la taille de sa gueule, afin qu’il l’a­vale sans mâcher.

Notes biblio­gra­phiques
(1) Tout le monde à lu sur les sor­cières du moyen âge et les empoi­son­neuses célèbres qui s’ai­daient de quelques plantes pour arri­ver à leur fin. 
Ces plantes existent tou­jours. Mais il suf­fit d’un peu de pru­dence et de connais­sances afin de les évi­ter.
(2) Loi de Hering (Dr Hering), méde­cin et homéo­pathe amé­ri­cain d’o­ri­gine alle­mande, a décrit cette phase d’ag­gra­va­tion de la mala­die avant d’en­trer en “conva­les­cence”.
Il a aussi expli­qué le pre­mier, les “méca­nismes” qui se pro­dui­saient pen­dant ces phases, la façon de contre­car­rer l’ag­gra­va­tion si c’est le cas.
(3) La cor­ti­sone par exemple, comme la plu­part des trai­te­ments de notre méde­cine conven­tion­nelle, tue les microbes qui sont dans son “champ de com­pé­tence”.
Mais “l’o­ri­gine” de l’ap­pa­ri­tion de ces microbes n’est pas direc­te­ment impac­tée par la cor­ti­sone.
A l’ar­rêt du trai­te­ment, si les fonc­tions du corps ne se sont pas réta­blies et ren­for­cées par eux mêmes, la mala­die re-​apparaîtra .
A l’in­verse, les remèdes natu­rels, en par­ti­cu­lier lorsque uti­li­sés dans un concept “holis­tique” (Corps vu dans sa glo­ba­lité), s’at­taquent à la source de la mala­die plus qu’aux mani­fes­ta­tions de celle-​ci. Ils se com­plètent, en géné­ral, par des remèdes qui ren­forcent, par exemple, le sys­tème immu­ni­taire, le fonc­tion­ne­ment du foie ou autres organes.

Références
Dr Hering : Guiding Symptoms and Analytical Therapeutics – by Constantine Hering
Wikipedia – Constantine Hering
Je nour­ris mon chien natu­rel­le­ment – Swanie Simon – Thierry Souccar Editions – 2014
Natural Heath for dogs and cats – Dr Pitcairn – Rodale Editions
Herbal dog care – Dr Kidd – Storey Publishing
Give your dog a bone – Dr Ian Billinghurst – Warrigal Publishing
Work Wonders : Feed Your Dog Raw Meaty Bones – Dr Tom Lonsdale – Rivetco Pty Ltd
Toxic cro­quettes – Zutta Ziegler – Souccar Editions
Comparaison des rations Barf (Biologically appro­pried raw food) aux reco­man­da­tions nutri­tion­nelles du chien sain ou malade ‑École natio­nale vété­ri­naire d’Alfort – Année 2011 – Thèse pour le doc­to­rat vété­ri­naire pré­sen­tée par Elise, Jeanne, Aline CAMPAGNOLLE

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