CHIEN SEUL A LA MAISON : supprimer son anxiété de séparation

Chien seul à la mai­son : c’est sou­vent une source d’an­xiété pour le chien et pour son maître. Pour le chien, l’o­ri­gine habi­tuelle est la peur de l’é­loi­gne­ment, la peur de ne plus revoir son maître. Cette anxiété est pro­ba­ble­ment l’une des plus cou­rantes du chien. Cela se tra­duira par des pleurs, des aboie­ments lorsque le chien est seul, éven­tuel­le­ment ses besoins dis­per­sés dans la mai­son, par­fois une diar­rhée, enfin la des­truc­tion d’ob­jets ayant l’o­deur du maître ou même des bles­sures. Votre chien seul à la mai­son souffre alors d’anxiété de sépa­ra­tion. Il doit suivre une thé­ra­pie de déta­che­ment. Si vous dési­rez la conduire seul(e) – et cela est pos­sible – vous devez vous assu­rer avoir :

  • quelques connais­sances mini­males en matière d’é­du­ca­tion de chien,
  • la patience
  • et la “méthode” pour réus­sir l’é­du­ca­tion “de déta­che­ment” de votre chien.

Chien seul à la maison : base de toute thérapie destinée à apaiser votre chien anxieux

Pour que votre thé­ra­pie fonc­tionne, vous devez suivre une “stra­té­gie” simple mais constante, qui repose sur 3 points :

  • Chien seul - Dressage et avertissement du chien
    Identifier la cause de l’anxiété de votre chien (Voir para­graphe ci-​dessous “Symptômes de l’an­xiété de sépa­ra­tion”)
  • Apprendre les bases du dressage/​éducation du chien. Il s’a­git seule­ment de savoir com­ment parler/​commander à votre chien pour qu’il vous obéisse (Voir Anxiété du chien – Soigner par l’é­du­ca­tion et dres­sage).
  • Devenir le “domi­nant” pour votre chien, le “chien Alpha” de la meute. Car pour lui, il vit dans une “meute”, un clan, qui com­prend vous, lui et les autres membres de votre famille. Si vous n’êtes pas le domi­nant, votre chien pren­dra sur­ement cette place – et il sera dif­fi­ci­le­ment gérable et constam­ment “en charge”, c’est à dire constam­ment anxieux puis stressé (Voir Anxiété du chien – Soigner par l’é­du­ca­tion et dres­sage)

Symptômes de l’anxiété de séparation de votre chien seul à la maison

Les chiens seuls qui souffrent d’une anxiété de sépa­ra­tion ont des com­por­te­ments anor­maux lors­qu’ils sont lais­sés seuls. Typiquement, ces com­por­te­ments se mani­festent très rapi­de­ment après le départ de leur maître, en par­ti­cu­lier :

  • Griffer à proxi­mité des portes et des fenêtres dans l’es­poir de trou­ver un moyen de s’é­chap­per
  • Mordre ou mâcher les mon­tants de portes ou autres objets afin de cana­li­ser leur anxiété
  • Aboyer, pleur­ni­cher, hur­ler, dans l’es­poir d’être entendu par leur maître
  • Saliver exces­si­ve­ment, mâcher et se lécher
  • Dans les cas extrêmes, uri­ner ou défé­quer due à un effet phy­sio­lo­gique de stress pro­longé

L’anxiété de séparation du chien seul : quelle est la cause ?

Chien seul - Mon ami le chien

Les chiens ne sont pas faits pour vivre seuls. Ce sont des ani­maux vivant en groupe lorsque dans la nature, comme les loups en meute. Ils sont très rare­ment seuls “natu­rel­le­ment”. C’est l’hé­ri­tage de leur espèce qui les rend ner­veux quand ils se retrouvent seuls, lorsque les per­sonnes de “leur famille” sont absentes. Mais en plus du fait d’être laissé seuls, il y a de nom­breuses autres causes telles que chan­ge­ment de rou­tine, ins­tinct de repro­duc­tion ou bruits et autres chan­ge­ments per­çus qui attirent l’at­ten­tion du chien. L’anxiété de sépa­ra­tion se mani­feste sou­vent avec les chiens :

  • Qui n’ont que rare­ment été seuls
  • Qui ont été aban­don­nés à des moments clés de leur déve­lop­pe­ment psy­cho­lo­giques
  • Qui n’é­taient pas inté­grés dans la mai­son de leur ancien maître, peut-​être confi­nés dans un espace minus­cule sans socia­li­sa­tion de la part de leur pro­prié­taire
  • Qui ont été reti­rés de leur mère et de la com­pa­gnie de leurs “frères” trop jeune (Avant 8 semaines, ce qui est sou­vent le cas avec les chiens d’é­le­vage) ou trop tard (Après 14 semaines)
  • Qui ont enduré des trau­ma­tismes, tels qu’en­fer­me­ment dans un abri, en pen­sion ou ont subies des chan­ge­ments impor­tants dans leur envi­ron­ne­ment, tels que nou­velle per­sonne dans la famille, démé­na­ge­ment ou même chan­ge­ment des horaires de tra­vail du maître
  • Qui sont extrê­me­ment atta­chés à leur maître et ont peur qu’il ne revienne pas. Cela peut être le résul­tat de la perte d’un ancien pro­prié­taire qui leur était cher.

Chien seul : comment gérer son anxiété d’être séparé (règles générales)

  • Votre atti­tude envers votre chien est très impor­tante : pour lui, vous et votre famille êtes une “meute” qui obli­ga­toi­re­ment a un chef (Le domi­nant) qui décide de tout et pro­tège le reste de la meute. Et vous devez être ce domi­nant, sinon, il ne se sen­tira pas “pro­tégé” et ce sera lui qui se “croira” le domi­nant “res­pon­sable”. Il sera anxieux et angoissé du fait de cette res­pon­sa­bi­lité, en par­ti­cu­lier lorsque vous êtes absent.

Avant de com­men­cer l’é­du­ca­tion de votre chien, vous devez donc clai­re­ment être “son domi­nant” sur lequel il a confiance et s’ap­puie dans “sa vie de tous les jours”, en tant que chien de la meute. C’est vous qui déci­dez, qui le “cadrez” car un chien anxieux res­sent des angoisses et a besoin d’un cadre de vie très strict et clai­re­ment défini. Même si le chien n’a pas vrai­ment la notion du temps, il doit pou­voir “savoir” ce qu’il va lui arri­ver dans “sa jour­née”.

Soyez sûr de vous et ne lais­sez pas votre chien prendre des ini­tia­tives, que ce soit concer­nant les contacts ou son espace. Décidez de tout pour votre chien afin qu’il puisse se fier à vous et ne plus avoir de “pres­sion” sur ses épaules. C’est aussi la bonne façon qu’il vous recon­naisse comme le “domi­nant” (Voir Anxiété du chien – Soigner par l’é­du­ca­tion et dres­sage)

  • Au fil des jours et en règle géné­rale, gérez la “den­sité” des contacts “per­son­nels” avec votre chien. Il ne doit pas avoir votre atten­tion à chaque fois qu’il la demande. En clair, si votre chien trouve tou­jours satis­fac­tion lorsque il vient vous récla­mer une caresse, il sera vrai­ment très frus­tré et n’arrivera pas à gérer cette émo­tion lorsque vous ne serez pas là. Comment pro­cé­der ? Ignorez votre chien lorsque il vient vous qué­man­der de l’attention. Il pas­sera rapi­de­ment à autre chose. Une fois qu’il est habi­tué à ce “nou­veau régime”, c’est vous qui devez l’ap­pe­ler pour lui pro­po­ser un contact mais quand vous le dési­rez.

Comment gérer l’anxiété de séparation de votre chien avant de le laisser seul ?

Il faut impé­ra­ti­ve­ment s’en tenir aux règles ci-​dessous

  • Sortez votre chien avant de par­tir pour quelques heures ou/​et jouez avec lui, si vous le pou­vez. Augmentez la durée des exer­cices phy­siques de votre chien, en allon­geant vos pro­me­nades, en jouant plus long­temps, ce qui devrait le cal­mer, le mettre de bonne humeur et consom­mer son éner­gie. Mais pré­voir une demi-​heure à une heure pour que l’ex­ci­ta­tion de votre chien retombe avant votre départ.
  • Donnez 2 repas par jour à votre chien afin d’é­vi­ter des sautes d’hu­meur qui pour­raient pro­ve­nir d’un bas taux de sucre en cours de jour­née. Prévoyez le repas prin­ci­pal, le plus copieux de la jour­née, celui avant votre départ afin que votre chien se sente “rem­pli” et prêt pour un somme après une bonne marche et un repas plan­tu­reux.
  • Soyez cer­tain que la qua­lité de la nour­ri­ture don­née à votre chien peut aider. Des ali­ments de médiocre qua­lité, bour­rés d’in­gré­dients arti­fi­ciels doivent être évi­tés.
  • Supprimez les rituels de départ (et de retour, voir ci-​dessous). Ignorez votre chien, c’est-​à-​dire, ne pas le regar­der, le tou­cher ou lui par­ler. Lorsque vous res­tez chez vous, simu­lez votre départ (Mettre votre veste, prendre votre sac, etc..) sans vrai­ment par­tir. Changer votre heure de départ ou se retour, si vous le pou­vez. Ceci pour le “décon­nec­ter” des signes qui signi­fient pour lui “aban­don”. Et sur­tout, avant votre départ réel, ne pas lui tenir des dis­cours “lar­moyants”, ce ne ferait qu’a­li­men­ter son angoisse et sa peine.
  • Positivez votre départ afin que votre chien l’as­so­cie à quelque chose de “bon” : donnez-​lui un jouet d’occupation ou une frian­dise ou sim­ple­ment sa gamelle (En fai­sant coïn­ci­der l’heure de son repas avec votre départ, voir ci-​dessus).
  • Réduisez l’espace de votre chien où votre chien peut se dépla­cer lorsque vous par­tez. Plus l’es­pace qu’il a à sa dis­po­si­tion est grand, plus votre chien aura de “points à véri­fier” pour se sen­tir en sécu­rité et guet­ter votre retour (Fenêtres, portes). Si l’a­gen­ce­ment de votre appar­te­ment ou mai­son le per­met, ins­tal­lez votre chien dans une pièce à part, avec son panier, de l’eau et ses jouets pour qu’il se sente “chez lui”. Vous pou­vez même le mettre dans sa caisse de trans­port, si votre absence est limi­tée à moins de 4 heures et après l’a­voir habi­tué (Friandises).

Contrôler l’anxiété de séparation de votre chien par des compléments naturels

Il existe plu­sieurs “com­plé­ments ali­men­taires” qui ont des effets cal­mants sur les chiens seuls, sans effets secon­daires. Cela peut aider votre chien à sup­por­ter vos périodes d’ab­sence, en par­ti­cu­lier les pre­miers temps de ce nou­veau “régime”.

Traitement de l’anxiété du chien : Fleur de la Passion (Passion flower)

Calmant anti-​convulsions. Calme le sys­tème ner­veux dans son ensemble. Agit rapi­de­ment. N’est pas addic­tif. Peut être donné en tein­ture dans la ration d’eau jour­na­lière.

Traitement de l’anxiété du chien : Avena Sativa = Canabis Sativa (Oatstraw) = Paille d’avoine ???

Il s’a­git d’un anxio­ly­tique pro­dui­sant une sen­sa­tion de calme, simi­laire à la Valériane, Fleur de la Passion et Scutellaire. Peut être ajouté à l’eau du chien. Disponible en tein­ture et gra­nu­lés homéo­pa­thiques. Scutellaire (A com­plé­ter)Valériane (A com­plé­ter)

Comment gérer l’anxiété de séparation pendant votre absence ?

Pendant votre absence, votre chien seul va faire ses véri­fi­ca­tions habi­tuelles, éven­tuel­le­ment jouer quelques ins­tants, écou­ter les “bruits de la mai­son”. Mais cela ne prend que quelques minutes. Cela veut dire qu’il s’en­nuiera et dor­mira beau­coup (et aura d’au­tant plus d’éner­gie à dépen­ser ensuite). Vous devez donc faire au mieux pour que ses périodes d’at­tente soient cou­pés “d’é­vé­ne­ments” qu’il recon­nait.

  • Faites jouer de la musique en boucle si votre chien est sen­sible à la musique, mais choi­sis­sez de la musique “douce”, sans sons per­cu­tants, cal­mante. La radio peut conve­nir, comme les infor­ma­tions, sauf s’il y a des débats trop ani­més entre per­sonnes exci­tées.
  • Enregistrez les sons habi­tuels “de votre mai­son”, un peu de musique, votre voix calme et mesu­rée, en lisant un maga­sine ou un livre par exemple. Diffusez votre enre­gis­tre­ment lorsque vous par­tez, en continu. Occasionnellement, faite cette dif­fu­sion de votre enre­gis­tre­ment en votre pré­sence afin d’é­vi­ter que votre chien asso­cie l’é­coute de l’en­re­gis­tre­ment à votre départ.
  • Laissez un de vos vête­ments usés près de lui afin que votre odeur apporte apai­se­ment à votre chien lors­qu’il est seul.

Comment gérer l’anxiété de séparation : ce qu’il faut faire à votre retour

Chien seul - Chien qui s'amuse
Ne pas par­ti­ci­per à la fête …

Si votre chien a fait des “bêtises” pen­dant votre absence (Déchiré des objets, “atta­qué” la porte, uriné, etc…), cela ne ser­vira à rien de le cor­ri­ger à votre retour, au constat des dégâts. Votre chien ne fera pas le lien entre le désastre qu’il a créé et la puni­tion reçue des minutes, voire des heures après. Sur le coup, à votre retour, igno­rez votre chien et ses bêtises, ne net­toyez pas devant lui (ni à l’eau de javel pour les mal­pro­pre­tés). Et à par­tir de ce jour, appli­quez le com­por­te­ment qui suit.

  • A votre retour ne pas par­ti­ci­per à sa fête sur­tout si elle est exa­cer­bée. Il faut plu­tôt igno­rer votre chien. Dès qu’il se calme, l’ap­pe­ler pour des câlins (C’est vous qui déci­dez). L’objectif est de ne pas “aggra­ver” l’ex­ci­ta­tion de votre retour, mais de moti­ver le chien à se contrô­ler : il aura des câlins lors­qu’il sera calme.

Combien de temps peut-​on laisser un chien seul ?

C’est une vraie ques­tion pour beau­coup car la plu­part des pro­prié­taires de chiens sont aussi des actifs qui doivent aller tra­vailler à l’ex­té­rieur. Un chien adulte dort envi­ron 14 heures par 24 heures. En géné­ral, il est curieux mais se lasse vite s’il n’y a pas de nou­veau­tés à “reni­fler”. Un chiot peut se rete­nir 2 heures envi­ron. Un chien adulte peut “tenir” 8 heures envi­ron. Vous avez ici à peu près tous les para­mètres “tech­niques”. Mais votre chien a aussi besoin d’af­fec­tion, de pré­sence de son maître et de sa famille. Et cela ne se mesure pas. Note Mettre votre chien dans sa cage de voyage peut être une solu­tion que votre chien peut appré­cier (Sentiment d’être chez lui). Ce serait aussi une solu­tion pour vous s’il fait des bêtises lorsque il est en liberté. Mais de toute façon, il ne doit pas res­ter plus de 4 heures même dans une cage confor­table et spé­cieuse. Ce qui est cer­tain, un chien n’est pas “construit” pour être seul une grande par­tie de la jour­née. Quelle que soit sa race et son niveau d’ac­ti­vité. Plus il est seul, plus il s’en­nuie donc, plus il dort et en consé­quence plus il a besoin de se dépen­ser, de se bala­der, de sen­tir. Cela veut pro­ba­ble­ment dire 1 heure le matin et 1 heure le soir. Une autre option ban­cale serait de com­pen­ser les courtes pro­me­nades de la semaine par de longues pro­me­nades le samedi et le dimanche,. Mais le chien a besoin de dépen­ser son éner­gie tous les jours, pas sur demande. Il faut donc pen­ser à toutes ces contraintes et au temps que vous aurez à consa­crer à votre com­pa­gnon. Il faut aussi prendre en compte que le chien vieillis­sant à des pro­blèmes sup­plé­men­taires consé­cu­tifs à son âge. Une fausse bonne idée serait de prendre un autre chien ou un chat pour lui tenir com­pa­gnie. Cela ne sup­pri­mera pas le pro­blème : ce seront deux ani­maux qui s’en­nuient et dorment en votre absence ou un chat qui va faire un tour de son côté et laisse seul votre chien. Enfin, si vous avez une mai­son et un jar­din, il s’en­nuiera tout autant qu’à l’in­té­rieur car il connaît déjà votre jar­din par cœur. Et s’il aboie, les voi­sins appré­cie­ront pro­ba­ble­ment modé­ré­ment ! (voir notre article CHIEN QUI ABOIE TROP SOUVENT : que faire ?). Au final, ce sera peut être plus de pro­blèmes que de solu­tions. L’extérieur peut vous sem­bler plus sti­mu­lant, mais votre chien sti­mulé sera plus apte à faire des « bêtises ». Le durée pen­dant laquelle vous pou­vez lais­ser votre chien seul va dépendre de sa “per­son­na­lité”. Il devra accep­ter cette sépa­ra­tion …mais ce ne sera pas sans qu’il en souffre. Le mini­mum à faire pour son maître est donc de l’ha­bi­tuer à vivre “contre nature”. Ce que nous avons essayé de faire dans cet article sur l’é­du­ca­tion et le dres­sage par une thé­ra­pie de déta­che­ment. Note Dans les grandes villes en par­ti­cu­lier, il existe des ser­vices de pro­me­nades de chien. Mais cela a un coût.

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