PHYTOTHÉRAPIE CANINE : produits, formes disponibles et préparations

Phytothérapie canine et phy­to­thé­ra­pie humaine se déve­loppent en paral­lèle. Pour une rai­son simple en fait : la plu­part des pro­duits des­ti­nés aux humains peuvent être aussi uti­li­sés pour les chiens (et autres ani­maux domes­tiques). Cependant, avec quelques nuances, tou­jours avec des adap­ta­tions fonc­tion de l’es­pèce, de la race, du poids et de cas par­ti­cu­liers qui existent assez sou­vent. D’où pru­dence dans l’u­ti­li­sa­tion des pro­duits de phy­to­thé­ra­pie. Cette page vous aidera à mieux com­prendre ce qu’est la phy­to­thé­ra­pie et com­ment elle peut être uti­li­sée pour la santé de votre chien. Ce sont des infor­ma­tions pra­tiques sur les pro­duits de phy­to­thé­ra­pie afin de vous aider à choi­sir la forme dis­po­nible la mieux adap­tée à vos besoins et à ceux de votre com­pa­gnon. La forme la plus “natu­relle” étant bien sûr de semer et culti­ver vous-​même cer­taines de ces plantes, même si vous vivez dans un appar­te­ment ! Et si cela vous inté­resse, cli­quez sur “Le jar­din des médi­ci­nales”. 

Phytothérapie canine : le grand nombre de formes de produits disponibles

Pour sim­pli­fier, nous avons choisi de “clas­ser” les pro­duits de phy­to­thé­ra­pie canine comme ci-​dessous. Attention cepen­dant : pour des rai­sons de fabri­ca­tion pour cer­taines plantes spé­ci­fiques, chaque pro­duit n’est pas dis­po­nible dans toutes les formes galé­niques (1) pos­sibles. Les dif­fé­rents pro­duits de phy­to­thé­ra­pie canine “en l’é­tat”

  • Plantes en vrac, forme feuille, fleurs, écorces ou racines, afin de pré­pa­rer des infu­sions ou décoc­tions
  • Poudre de plantes, afin de les inté­grer dans la nour­ri­ture

Les dif­fé­rents pro­duits de phy­to­thé­ra­pie canine liquides

  • Teintures (macé­ra­tion des plantes dans de l’al­cool)
  • Extraits fluides (EF), en géné­ral 5 fois plus concen­trés que les tein­tures, à condi­tion que le terme “extrait fluide” ne soit pas incor­rec­te­ment employé par le ven­deur. Ceci n’est pas sim­ple­ment un extrait de plante qui est fluide, il a une défi­ni­tion bien par­ti­cu­lière (1 g d’ex­trait fluide cor­res­pond à 1 g de plante sèche)
  • Suspension inté­grale de plante fraîche (SIPF)
  • Extrait fluide de plante fraîche stan­dar­disé (EPS)
  • Les extraits fluides gly­cé­ri­nés miel­lés (EFGM)

Les pro­duits déli­vrés de phy­to­thé­ra­pie canine sous forme de gélules

  • Les gélules de plante en poudre
  • Les gélules d’ex­traits secs (ES), 5 à 10 fois plus concen­trés qu’une gélule conte­nant la plante en poudre

Produits spé­cia­li­sés de phy­to­thé­ra­pie canine

  • Les macé­rats de bour­geons, clas­sés dans la gem­mo­thé­ra­pie ou la phy­tem­bryo­thé­ra­pie. Ils sont fabri­qués à par­tir des bour­geons de plantes qui ont macéré dans un mélange d’al­cool et de gly­cé­rine végé­tale, avec par­fois de l’eau.
  • Les huiles essen­tielles (HE), qui sont obte­nues par dis­til­la­tion des plantes aro­ma­tiques
  • Les hydro­lats (HA) sont les frac­tions aqueuses obte­nues après dis­til­la­tion des huiles essen­tielles. Appelés aussi “Eaux flo­rales”, plus lourdes que les HE (à quelques excep­tions près), elles se retrouvent en par­tie basse du récep­tacle de la dis­til­la­tion. Leur inté­rêt est gran­dis­sant (Hydrosolubles, moins concen­trés que les UE, mêmes usages que les HE – incon­vé­nient faible durée de conser­va­tion)

(1) Forme galé­nique concerne la pré­pa­ra­tion (poudre, gra­nu­lés, etc.), la conser­va­tion, la pré­sen­ta­tion (com­primé, gélulesup­po­si­toire, …) et le type d’ab­sorp­tion (libé­ra­tion pro­lon­gée, gastro-​résistant, etc.) d’un médi­ca­ment. 

Préparations “nature” de phytothérapie canine : la tisane

Phytothérapie pour chien
Tisane – Feuilles séchées

La tisane est la forme tra­di­tion­nelle d’u­ti­li­sa­tion des plantes. Elle est obte­nue en fai­sant infu­ser une par­tie de plante dans de l’eau. Si la par­tie en ques­tion est tendre, une simple macé­ra­tion dans l’eau chaude pen­dant 10 minutes suf­fit. Sinon, si la par­tie est coriace (écorce, racines), il faut faire une décoc­tion, c’est-​à-​dire faire dou­ce­ment bouillir la plante pen­dant 5 à 10 minutes. Ensuite, on filtre et on consomme le liquide. L’avantage de la tisane est que l’on uti­lise la plante entière qui n’a pas été mani­pu­lée aupa­ra­vant. Les prin­cipes actifs (1) sont très bien pro­té­gés par la mem­brane cel­lu­laire. Ils res­tent à l’abri des dif­fé­rents méca­nismes sus­cep­tibles de les alté­rer, sur­tout l’oxydation. La plante fraîche ou séchée peut sou­vent être uti­li­sée. La plante séchée dans les règles de l’art, conserve aussi très bien les prin­cipes actifs. De nom­breux tra­vaux ont mon­tré que les tisanes sont utiles et effi­caces car la plante sèche pos­sède une bonne sta­bi­lité. Pour cela, les plantes doivent être conser­vées dans les meilleures condi­tions de tem­pé­ra­ture et sur­tout d’humidité et d’obscurité. Elles gardent alors leur cou­leur franche et toute leur saveur. La tisane reste idéale pour drai­ner l’or­ga­nisme (éli­mi­ner les toxines) ou pour recou­rir à des quan­ti­tés impor­tantes de plantes, chose dif­fi­ci­le­ment fai­sable avec des gélules ou des macé­ra­tion alcoo­lique ou autre (sans devoir en absor­ber de fortes quan­ti­tés). Pour le chien, la tisane peut se consom­mer nature (Fonction du goût), sur­tout dans son eau ou sa nour­ri­ture. Pour plus d’in­for­ma­tions, allez sur le site www.altheaprovence.com en cli­quant sur :

(1) Ensemble des molé­cules actives de la plante

Produits “nature” préparés par pulvérisation : la poudre

Phytothérapie canine - Poudre et gélules
Poudre et gélules

En phy­to­thé­ra­pie canine, la poudre pro­vient de la plante sèche pul­vé­ri­sée en par­ti­cules fines. Aujourd’hui, les fabri­cants pro­posent des poudres de racines ou aussi de plantes fraîches cryo-​broyées, la pul­vé­ri­sa­tion se fait alors dans l’a­zote liquide, à ‑196 °C. Certaines poudres peuvent être employées telles quelles, dans un yaourt, une com­pote ou pour le chien, dans sa ration habi­tuelle. Les poudres en phy­to­thé­ra­pie canine peuvent aussi être mises en gélules, soit en offi­cine, soit au labo­ra­toire pour déli­vrer un pro­duit fini – ou par vous même. Les chiens peuvent quel­que­fois ava­ler sans dif­fi­culté les gélules (En les insé­rant à l’ar­rière de la gueule – Voir notre article “GÉLULE ET CHIEN – Prendre un remède sans pro­blème”.  Si ce n’est pas le cas, les gélules peuvent faci­le­ment être ouvertes et la poudre dis­per­sée dans l’eau ou la gamelle de votre com­pa­gnon. NoteLa poudre peut aussi être agglo­mé­rée par com­pres­sion, ce qui devient des com­pri­més. Pour la cohé­sion de la poudre, il est néces­saire d’a­jou­ter aux prin­cipes actifs des adju­vants “d’é­cou­le­ment” néces­saires à la com­pres­sion (Carbonate de Magnésium).

Préparations phytothérapie canine liquides : la teinture mère ™ ou macération hydroalcoolique

La tein­ture mère est obte­nue par macé­ra­tion de la plante fraîche ou sèche dans un mélange eau-​alcool (Voir Altheaprovence). Sa pré­pa­ra­tion figure aux phar­ma­co­pées fran­çaise et euro­péenne. Les phy­to­thé­ra­peutes uti­lisent fré­quem­ment les tein­tures en rai­son de leur diver­sité (plu­sieurs cen­taines de plantes) et de leur longue durée de conser­va­tion (plu­sieurs années). Les TM contiennent de l’al­cool qui nor­ma­le­ment est inter­dit aux chiens. Mais dans le cas des TM et des faibles doses recom­man­dées, elles ne pré­sentent aucun dan­ger pour les chiens aux doses recom­man­dées. Voir notre articleCHIEN ET ALCOOL – Risques Remèdes alcoo­li­sés”.

Produits liquides de phytothérapie : la suspension intégrale de plante fraîche (SIPF)

La SIPF est une forme plus récente, obte­nue par cryo-​broyage d’une plante fraîche juste après sa récolte, qui est ensuite mise en sus­pen­sion dans de l’al­cool a 30°. Elle conserve le totum (2) de la plante. Elle est pré­sen­tée en fla­cons de verre tein­tés. ll existe peu de plantes sous cette forme, qui est inté­res­sante lors­qu’il faut conser­ver l’in­té­gra­lité du contenu de la plante ou employer une plante fraîche. Elle est rela­ti­ve­ment oné­reuse pour tes trai­te­ments pro­lon­gés. L’alcool, bien qu’à une dose assez faible, ne per­met pas de don­ner les SIPF aux chiens. (2) Totum. L’ac­tion thé­ra­peu­tique de la plante entière est supé­rieure à celle de ses prin­cipes actifs iso­lés. En par­ti­cu­lier pour la plante médi­ci­nale. Noter qu’une plante peut “conte­nir” beau­coup de prin­cipes actifs (Molécules dif­fé­rentes), quel­que­fois plu­sieurs cen­taines (Ex : il a été réper­to­rié à ce jour 132 prin­cipes actifs dans l’ail). C’est pour­quoi les “copies” médi­ca­men­teuses indus­trielles, qui s’ap­pliquent uni­que­ment à repro­duire la molé­cule prin­ci­pale, ne peuvent jamais repro­duire les effets des plantes et pro­duits natu­rels. D’où aussi l’ex­pli­ca­tion pos­sible de la liste d’ef­fets secon­daires de ces médi­ca­ments “recons­truits” en labo­ra­toire.

Produits de phytothérapie canins liquides : l’extrait fluide de plante fraîche standardisé (EPS)

Inspirée de la SIPF, cette forme plus cou­rante est sans doute l’une des meilleures formes galé­niques actuelles. La plante fraîche est cryo-​broyée, puis ses prin­cipes actifs sont extraits dans un mélange d’eau et d’al­cool a des degrés crois­sants. Ceci per­met d’ob­te­nir un ensemble de prin­cipes actifs assez exhaus­tif, sans dégra­da­tion, proche de la répar­ti­tion des prin­cipes actifs de la plante fraîche. L’alcool est alors éli­miné par éva­po­ra­tion sous vide. L’extrait est remis en sus­pen­sion dans une solu­tion gly­cé­ri­née. L’avantage de l’EPS est la pré­ser­va­tion de l’in­té­gra­lité d’une plante fraîche, indis­pen­sable pour cer­taines d’entre elles (Valériane, Echinacée). Les EPS ne contiennent pas d’al­cool et peuvent donc être don­nés aux chiens. 

Préparation par extraction en phytothérapie canine : les extraits fluides de plantes (EP) classiques

Ils sont pré­pa­rés par « lixi­via­tion », en épui­sant (1) une drogue végé­tale (la poudre de plante sèche) par pas­sages répé­tés d’al­cool. L’extrait fluide est plus concen­tré que les formes pré­cé­dentes. Il pos­sède la même pro­por­tion de prin­cipes actifs que la plante sèche (1 g d’ex­trait fluide = 1 g de drogue). Il pos­sède une bonne sta­bi­lité dans le temps, comme toutes les pré­pa­ra­tions liquides en géné­ral. Son prix est plus élevé, com­pensé en par­tie par sa concen­tra­tion. Les poso­lo­gies sont plus faibles qu’a­vec les formes pré­cé­dentes. (1) Épuiser consiste a extraire la tota­lité des prin­cipes actifs en effec­tuant plu­sieurs pas­sages sur le sol­vant

Phytothérapie canine : les extraits fluides glycérinés miellés (EFGM)

Phytothérapie pour chien
Extrait fluide gly­cé­riné miellé – Plante fraîche

L’extrait fluide gly­cé­riné miellé ne subit aucun des trai­te­ments habi­tuel­le­ment uti­li­sés pour extraire les prin­cipes actifs :

  • Durant le pro­cédé, il n’y a pas d’é­lé­va­tion de la tem­pé­ra­ture alté­rant les fla­vo­noïdes et les vita­mines.
  • La congé­la­tion pré­li­mi­naire, modi­fiant la struc­ture inter­mo­lé­cu­laire de la plante n’est pas uti­li­sée. La struc­ture molé­cu­laire dont on parle de plus en plus dans les milieux phar­ma­ceu­tiques est en lien direct avec l’ac­ti­vité de la plante et de toutes les formes galé­niques qui en découlent.
  • Il n’y a pas de broyage fin ultra-​rapide qui “casse” les mem­branes cel­lu­laires des tis­sus com­po­sant les plantes. Cette “rup­ture” met trop brus­que­ment en contact enzymes et pro­duits dégra­dables, ceci ayant pour résul­tat l’é­vo­lu­tion des prin­cipes actifs vers des formes moins inté­res­santes sur le plan phar­ma­co­lo­gique.

Cet Extrait fluide gly­cé­riné miellé (E.F.G.M) repré­sente le totum des prin­cipes actifs conte­nus dans la plante. L’addition de miel apporte un goût sup­plé­men­taire qui faci­lite la prise du pro­duit. Par ailleurs, les extraits fluides gly­cé­ri­nés miel­lés (E.F.G.M) que nous com­mer­cia­li­sons sont bio. Son titre alcoo­lique très bas (14 à 16% du volume) et par sa forme liquide est d’un emploi simple. Il peut être uti­lisé pour tous, per­sonnes âgées et jeunes enfants et chiens.* * Note Les chiens ne sup­portent pas les bois­sons alcoo­li­sées. Bien que les EFGM contiennent encore un léger pour­cen­tage d’al­cool (15 à 16%), ils peuvent être don­nés aux chiens sans dan­ger. Outre le faible taux d’al­cool, la dose d’EFGM pré­co­ni­sée est seule­ment de quelques gouttes par prise, mélan­gées à de la nour­ri­ture ou à de l’eau, ce qui rend le pour­cen­tage d’al­cool pré­sent encore plus faible. Voir notre article CHIEN ET ALCOOL – Risques Remèdes alcoo­li­sés”.

Phytothérapie canine et extraits secs de plantes (ES)

Pratiques et trans­por­tables, les extraits secs offrent une forte concen­tra­tion en prin­cipes actifs (au moins cinq fois plus que la poudre). Mais les extraits secs ont une mau­vaise sta­bi­lité dans le temps et un prix sou­vent plus éle­vés. A noter qu’ils ne doivent pas être confon­dus avec des poudres, comme c’est trop sou­vent le cas. Ils peuvent être pré­sen­tés sous forme de gélules (Comme la poudre quel­que­fois), voire de com­pri­més. La fabri­ca­tion des extraits secs suit un pro­cédé iden­tique à celui uti­lisé pour la fabri­ca­tion des extraits liquides. Mais ensuite, le sol­vant est éli­miné par déshy­dra­ta­tion pour obte­nir l’ex­trait sec pro­pre­ment dit. L’élimination du sol­vant s’ef­fec­tue le plus sou­vent par ato­mi­sa­tion ou nébu­li­sa­tion. Les extraits secs peuvent être uti­li­sés pour les chiens, mélan­gés à la nour­ri­ture. 

Produits phytothérapiques canins spécialisés : la gemmothérapie

Phytothérapie canine - Bourgeons
Extrait macé­rât concen­tré de bour­geons – Amande douce

La gem­mo­thé­ra­pie ou “méde­cine des bour­geons” uti­lise les bour­geons et jeunes pousses. Ces tis­sus végé­taux embryon­naires sont macé­rés dans de la gly­cé­rine légè­re­ment alcoo­li­sée. A noter que pour col­ler à la réa­lité, cette spé­cia­lité devrait plu­tôt s’ap­pe­ler la phyto-​embryo-​thérapie. Cette méde­cine natu­relle s’est déve­lop­pée à par­tir du 20ème siècle bien que des extraits de bour­geons étaient uti­li­sés au moyen-​âge. Il existe toute une gamme de pro­duits de dilu­tion 1 D. Pour les ani­maux (les chiens en par­ti­cu­lier), le macé­rat concen­tré beau­coup moins alcoo­lisé est pré­féré. Les pro­duits faits à par­tir de bour­geons sont quel­que­fois uti­li­sés mélan­gés entre eux ou avec des extraits ou pré­pa­ra­tion fluides. Cela per­met un syner­gie entre com­po­sants. 

Produits de phytothérapie canins spécialisés : les huiles essentielles (HE) et les plantes aromatiques

Les huiles essen­tielles sont des sub­stances vola­tiles conte­nues dans des struc­tures du végé­tal, poches ou canaux. Elles sont extraites des feuilles, des fruits, des racines ou des écorces. L’extraction du pro­duit est

  • Mécanique par pres­sion et s’ap­plique à tous les agrumes (Citron, pam­ple­mousse, ber­ga­mote. Il n’y a pas de modi­fi­ca­tion chi­mique).
  • Par dis­til­la­tion à la vapeur d’eau (alam­bic) pour les autres plantes aro­ma­tiques.

Pour les plantes dis­til­lées, la vapeur entraîne les “essences” des plantes aro­ma­tiques à dis­til­ler. La vapeur “char­gée d’a­rômes”, ensuite refroi­die, se sépare en huile essen­tielle et en hydro­lat (mélange d’huile essen­tielle et d’eau). L’huile essen­tielle, moins lourde que l’hy­dro­lat (A part pour quelques plantes) sur­nage et de ce fait peut être sépa­rée de l’hy­dro­lat (moins fort et vendu comme tel). L’action de la cha­leur, de l’eau et de l’oxy­da­tion qui se pro­duit en court de dis­til­la­tion, modi­fie sou­vent la “for­mule” de l’es­sence d’o­ri­gine, ce qui donne toute sa puis­sance et son ori­gi­na­lité à l’huile essen­tielles obte­nue. Nous par­lons alors d’a­ro­ma­thé­ra­pie, méthode spé­cia­li­sée néces­si­tant un appren­tis­sage par­ti­cu­lier. Les huiles essen­tielles ne contiennent que des molé­cules vola­tiles de petite taille, beau­coup plus concen­trées que dans les autres formes. Les huiles essen­tielles peuvent être toxiques. Elles doivent tou­jours être diluées avant uti­li­sa­tion. Elles sont à évi­ter chez les enfants et les femmes enceintes. Bien uti­li­sées, elles sont par­ti­cu­liè­re­ment effi­caces, par exemple dans les mala­dies infec­tieuses. Elles peuvent être appli­quées pour les mala­dies canines (et autres ani­maux) mais tou­jours en forte dilu­tion (il en est de même pour les humains). Références – Bibliographie>Morel Jean-​Michel. Traité pra­tique de Phytothérapie. Ed. Grancher, 2008. Phytothérapie – https://fr.wikipedia.org/wiki/Phytoth%C3%A9rapie#cite_ref‑2 Medicine in ancient Egypt en anglais (https://fr.wikipedia.org/wiki/Phytoth%C3%A9rapie#cite_ref‑1) Introduction à l’Histoire Naturelle de Marie-​Elizabeth Boutroue, BU Santé, Paris Descartes (texte en ligne) Voleurs de plantes – Vittorio de Philippis, Libération, 15 décembre 1999 Agence du médi­ca­ment (1998). Médicaments à base de plantes – Les cahiers de l’Agence n°3, 81 p. Saint-​Denis http://www.phyto-soins.com/content/55-tisane-extrait-liquide-gelule Les articles L.5132 – 1 à ‑9 et R.5150 à R.5219 – 15 du Code de la santé publique régle­mente pro­duc­tion, la fabri­ca­tion, le trans­port, l’im­por­ta­tion, l’ex­por­ta­tion, la déten­tion et la vente des sub­stances et pré­pa­ra­tions véné­neuses à uti­li­sa­tion phar­ma­ceu­tique, dont les stu­pé­fiants, et ceci dans le cadre de la conven­tion des Nations unies sur les stu­pé­fiants du 21 mars 1961. En France, c’est Francopia (Sanofi) qui a eu le mono­pole de la culture du pavot. Jean-​Pierre Willem : Les huiles essen­tielles, une méde­cine d’a­ve­nir Gilles Corjon « Bien choi­sir ses plantes » Biocontactjanvier 2010, no 198, p. 38 Mon Partenaire Santé “Peut-​on uti­li­ser la phy­to­thé­ra­pie chez les enfants?” Plantes médi­ci­nales Forum Santé, méde­cine géné­rale – Forum FS Generation PrFleurentin, Mise en garde

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