Chien qui se gratte

PUCE DE CHIEN : cycle, danger, s’en débarrasser, anti-​puces naturels

Puce de chien : c’est un fléau pour votre chien, mais aussi pour les autres ani­maux qui croisent sa route, pour votre famille, votre loge­ment et jar­din si vous habi­tez dans une mai­son.
Souvent, on s’aperçoit de sa pré­sence long­temps après qu’elle a fait son appa­ri­tion dans la toi­son de votre ani­mal.
Lorsque les puces se baladent sur le dos ou le flanc de votre chien, elles se pro­mènent aussi par­tout chez vous et même à l’extérieur, à proxi­mité des murs de votre maison. 

Comment se développe la colonie de puces sur et autour de votre chien

Le point de départ du déve­lop­pe­ment des colo­nies de puces est l’a­ni­mal lui même (chien, chat, furet, etc.) car la puce com­mence tou­jours par son repas sanguin.

Point de départ : un bon repas “de puce”

Quelques minutes après son arri­vée sur le chien, la puce prend son pre­mier repas de sang en per­çant la peau avec ses pinces buc­cales. En même temps, elle injecte un peu de salive anti­coa­gu­lante pour évi­ter la fer­me­ture de la plaie qu’elle vient de faire.
Le sang aspiré est par­tiel­le­ment digéré et éli­miné sous forme de déjec­tions visibles à l’œil nu.
Dans les 24 heures à 48 heures, la puce com­mence à pondre au rythme de 40 à 50 œufs par jour. 

Puce de chien : sa prolifération exponentielle ! 

Une puce qui peut pondre 50 œufs par jour avec un temps de cycle entre œuf et adulte réduit au prin­temps et en été à 3 semaines seule­ment … en d’autres termes, si votre chien a une seule puce aujourd’hui, cela signi­fie que 50 puces éclo­ront le 22ème jour et 2500 puces le 45ème jour et 2500 x 50 puces soit plus de 100 000 puces le 90ème jour ! En consé­quence, si vous détec­tez même une seule puce dans le pelage de votre chien, il faut agir immédiatement.

Ces œufs ovales blancs de 0,5 mm, ne se fixent pas aux poils. Ils vont donc faci­le­ment tom­ber du chien, en par­ti­cu­lier là où le chien est le plus sou­vent panier, canapé du salon, tapis, moquette, votre lit. Ces œufs éclosent sous forme de larves, 3 à 5 jours plus tard, par­tout dans la mai­son, tapis, sièges, bal­con, jar­din. Partout où votre chien s’est déplacé.

Le point faible de la puce de chien : sa larve

La larve est le point faible du cycle de repro­duc­tion. Elle n’aime pas la lumière et a besoin des déjec­tions de la puce adulte pour se nour­rir, d’une tem­pé­ra­ture de 7 à 32 °C, d’une humi­dité rela­tive entre 50 et 85%.
Donc c’est là où il faut en par­ti­cu­lier agir – mais cela peut être de par­tout, dans le jar­din, les cous­sins, etc.
Peu de larves sur­vivent, après plu­sieurs méta­mor­phoses , pour deve­nir une nymphe dans son cocon très résis­tant, mais vu leur nombre au départ, elles res­tent très nom­breuses au final.
Elle mène une vie au ralenti en atten­dant quel­que­fois jusqu’à plus d’un an, l’opportunité de sau­ter sur un hôte.
Une fois l’éclosion finale “en puce” accom­plie, la “nou­velle” puce saute alors sur ce qui passe à sa por­tée : ani­maux ou hommes.
S’attaquer aux puces, c’est donc trai­ter la mai­son et les alen­tours (Voir notre article à ce sujet « Traitement natu­rel des puces de la mai­son et alen­tour«)

Oeufs-puce-grossis-au-microscope
Oeufs de puce

Les conditions idéales pour la puce pour se multiplier

Le cycle total de l’œuf à l’adulte est fonc­tion de la tem­pé­ra­ture : 7 à 12 semaines dans une mai­son à 18°C, moins de 3 semaines à 30°C . A noter que c’est aussi la tem­pé­ra­ture à proxi­mité de la peau du chien lorsqu’il est sur “votre” coussin ! 

Ceci explique aussi pour­quoi, dans les rési­dences secon­daires, des puces ren­trées avec le chien à la fin des vacances d’été, jeûnent pen­dant 3 mois en atten­dant sage­ment le retour du chien et de ses maîtres pour Noël. Elles pul­lulent alors en quelques jours car le garde-​manger est de nou­veau disponible !

Cycle de développement des puces et leur répartition dans la maison 

Puce d'animaux domestiques

Il y a des puces de chat, Ctenocephalides felis, et des puces de chien, Cténocephalides canis. Et même des puces de rat.

Alors que les chats sont à 90% por­teurs de puces de chat, les chiens sont des hôtes beau­coup moins sélec­tifs. Il est tout à fait pos­sible de trou­ver autant de puces de chat que de puces de chiens sur votre chien si vous avez des chats. 

Cette puce ne quitte pra­ti­que­ment jamais « son » chien après s’y être ins­tallé. Mais cette popu­la­tion « sur l’animal » ne repré­sente que 5% de la popu­la­tion totale de “puces” vivantes à un moment donné. Cela veut dire que 95% des puces sont tom­bés du chien sous forme d’œufs ou larves. 

Cycle-vie-des-puces

Mais elles n’ont pas dis­paru pour autant. Elles sont quelque part dans la mai­son ou aux alen­tours sous la forme d’œufs, de larves et de nymphes dans leur cocon. D’où l’infestation de la mai­son et la dif­fi­culté de s’en débar­ras­ser après avoir trop attendu.
Mais le para­site adulte pas­sera obli­ga­toi­re­ment par un hôte chien ou chat (ou humain), pour se nour­rir car la puce femelle doit obli­ga­toi­re­ment faire un repas de sang pour pondre.

Les puces de chiens : quels dangers pour mon chien ? 

Les puces de chien consti­tuent un véri­table fléau, leur pré­sence sur votre com­pa­gnon est un pro­blème de santé et beau­coup de souf­frances que vous pou­vez évi­ter. Sachez aussi qu’en géné­ral, ce n’est pas du à un manque d’hygiène. Les risques pour le chiens sont bien connus :

  • Les aller­gies du chien aux piqûres de puces.
    La puce suce le sang mais apporte aussi au point de piqûre sa salive. Cette salive pro­voque des déman­geai­sons aller­giques ou non, sui­vant la sen­si­bi­lité de peau du chien. Cette déman­geai­son conduit le plus sou­vent le chien à se lécher et se grat­ter jusqu’à endom­ma­ger sa peau et ses poils.
    Cela résulte en lésions de l’épiderme qui est arra­ché par le léchage et donc consti­tue une porte d’entrée aux bac­té­ries qui vont infec­ter le derme et les tis­sus sous-​jacents. Les vété­ri­naires parlent alors de der­ma­tite par hyper­sen­si­bi­lité aux piqûres de puces (DHPP ou DAPP). Voir notre article sur l’allergie aux piqûres de puces (inclus dans cet envoi).
  • Le vers soli­taire ou Ténia
    La puce peut éga­le­ment être le vec­teur du ver soli­taire (Dipylidium cani­num).
    Si la puce est ava­lée par le chien lorsqu’il se lèche, elle peut se retrou­ver dans l’estomac du chien.
    En cas d’infestation par les puces, il fau­dra alors éga­le­ment ver­mi­fu­ger votre chien contre les vers en géné­ral mais sur­tout contre le Ténia. Voir notre article VERMIFUGES CHIEN NATURELS : mélanges à faire ou ache­ter.
  • D’autre part, une ané­mie du chien est pos­sible
    Une infes­ta­tion mas­sive par les puces peut conduire aussi à une ané­mie, sur­tout chez des chiens fra­giles (chiots ou chiens de petite taille ou chiens immuno dépri­més ).
    A noter que ces chiens sont d’ailleurs sou­vent infes­tés par des para­sites intes­ti­naux qui aggravent l’anémie. On observe alors une sorte de tapis » de crottes de puces et des muqueuses blanches. Une trans­fu­sion immé­diate s’impose, ces ani­maux ne sur­vivent pas en géné­ral, leur corps n’a plus l’énergie pour se défendre.

Note
La der­ma­tite par hyper­sen­si­bi­lité aux piqûres de puces (DHPP ou DAPP) n’est pas la seule mala­die cuta­née qui peut affec­ter votre chien. Même en pré­sence de puces, il faut s’assurer que vous n’avez pas affaire à un autre pro­blème de peau non lié aux puces : der­ma­tite ato­pique, der­ma­tite par aller­gie ali­men­taire, gale sar­cop­tique, démo­dé­cie, fol­li­cu­lites bac­té­riennes, etc. Dans le doute, consul­tez votre vétérinaire.

Comment se débarrasser des puces ?

Chien qui se gratte contre les puces
Non, plus jamais cela !

Pour savoir com­ment vous débar­ras­ser des puces, je vous invite à lire l’article “Approche holis­tique de trai­te­ment des puces” . Vous y trou­ve­rez des infor­ma­tions sur :

  • les signes carac­té­ris­tiques de la pré­sence de puce
  • les méthodes natu­relles pour trai­ter votre chien et son environnement
  • Une stra­té­gie au long terme en vous pro­po­sant des pistes sur les­quelles vous pou­vez agir pour per­mettre à votre chien de résis­ter natu­rel­le­ment aux puces, année après année.

Mais pour un trai­te­ment anti-​puces d’é­ra­di­ca­tion totale, il faut impé­ra­ti­ve­ment trai­ter en même temps tous les ani­maux vivants dans la même mai­son. En plus tous les coins où les puces aiment s’ins­tal­ler dans la mai­son (cous­sins, sofa, etc.) ou le bal­con ou le jar­din (bac à sable, près des murs de la mai­son) doivent aussi être “sous anti-​puces”. C’est pour cela que nous avons dédié un article entier au trai­te­ment natu­rel des puces de l’en­vi­ron­ne­ment du chien (Cliquez sur “6 ANTI-PUCES MAISON NATURELS pour trai­ter l’environnement

Enfin, il faut aussi mener une lutte “au long court” presque toute l’an­née contre les puces car si la “sai­son des puces” est entre avril et novembre, elles sont capable de vivre sans nour­ri­ture pen­dant des mois et se “réveiller” en quelques jours. Pour cela la pré­ven­tion se fait toute l’an­née. Du fait de l’u­ti­li­sa­tion à répé­ti­tion de pro­duits d’é­ra­di­ca­tion, il est for­te­ment recom­mandé d’u­ti­li­ser sprays et autres pro­duits natu­rels et non pas chi­miques (pro­blèmes foie et reins).

Expérience de lec­teurs
Marie-​Odile : Mes deux chiens sont infes­tés de puces, je leur ai déjà appli­qué 2 fois font­line en spray puis une pipette de front­line cambo et tjs autant de puces.
Gilbert : Il faut dés­in­fec­ter toute la mai­son sinon trai­ter les chiens ou les chats ne sert à rien. Les puces quittent les chiens et les chats pour aller pondre un peu par­tout des mil­liers d’œufs. Celà m’est arrivé une année et je peux vous dire que je m’en souviens !

Traiter les puces de votre chien par des anti-​puces naturels

Lorsque votre chien est infesté par des puces, c’est un gros tra­vail pour les éra­di­quer car il faut être “syn­chro­nisé” avec chaque phase de son cycle de repro­duc­tion.
En effet, le cycle de repro­duc­tion d’une puce com­prend 4 phases : l’œuf, la larve, puis la pupe dans son cocon, enfin la puce adulte.
Ce cycle peut s’étendre sur plu­sieurs mois, fonc­tion de la tem­pé­ra­ture. Il faut donc quel­que­fois refaire plu­sieurs fois l’opération, pour se débar­ras­ser pour de bon des para­sites cor­res­pon­dants à cha­cune des phases d’évolution de la puce, qui ne sont pas toutes syn­chro­ni­sées.
Ceci n’est pas très bon pour la santé de l’animal, si on uti­lise les pro­duits conven­tion­nels.  Ce sont en effet des insec­ti­cides chi­miques qui peuvent être dan­ge­reux pour le chien, les enfants et adultes en contact avec l’animal.
C’est pour­quoi nous vous conseillons une alter­na­tive au moins aussi effi­cace uti­li­sant des trai­te­ments avec des pro­duits natu­rels et en trai­tant glo­ba­le­ment le pro­blème des puces de votre chien. Nous avons fait un article spé­ci­fique que vous pou­vez consul­ter en cli­quant sur “ANTI-PUCES NATURELS à faire pour TRAITER VOTRE CHIEN” sur ce point . Egalement impor­tant pour une pro­tec­tion défi­ni­tive de votre chien contre les puces, voir l’ar­ticle “Approche holis­tique du trai­te­ment natu­rel des puces”.

La puce dans l’histoire : une arme biologique depuis le moyen âge

Les puces peuvent trans­mettre la peste (puce du rat) ou le typhus. D’où leur uti­li­sa­tion comme arme de guerre.

Dès le Moyen Âge, les puces furent uti­li­sées en tant que vec­teur d’épidémies dans les lieux assié­gés. On uti­li­sait des ani­maux infec­tés cata­pul­tés à l’intérieur des enceintes.

Les puces furent de nou­veau employées comme une arme à par­tir de 1935 (Travaux du bac­té­rio­lo­giste et colo­nel Shiro Ishii et de son unité 731 sur au moins 3 000 cobayes humains, chi­nois et pri­son­niers de guerre occidentaux).

Lors de la capi­tu­la­tion du Japon en 1945, per­son­nel scien­ti­fique et tra­vaux furent par­ta­gés entre l’URSS et les États-​Unis, non en vue de juge­ments pour crimes de guerre mais pour pour­suivre les recherches.

Les puces furent para­chu­tées à par­tir de conte­neurs d’avions-cargos comme le C‑130 Hercules. Elles étaient « fixées » sur des chif­fons imbi­bés de sang ou sur des ani­maux de labo­ra­toire. Ces « expé­riences » furent uti­li­sées lors de la guerre de Corée, de l’invasion du Tibet puis de la guerre du Viêt Nam.

Sources, notes et réfé­rences
1/ Wikipédia : Siphonaptera
2/ La pré­sence de la puce, qui ne se voit pas tou­jours faci­le­ment ( un peigne à puces est l’instrument idéal pour les trou­ver, véri­table « râteau à puces ») est faci­le­ment détec­table par ses crottes . Ce sont de petits grains noirs sur la peau , qui deviennent rouges lorsqu’on passe des­sus un coton mouillé , car c’est du sang digéré !
3/ Ce n’est pas parce que votre chien ne se gratte pas qu’il n’a pas de puces. C’est fonc­tion du degré de sen­si­ti­vité de la peau du chien en par­ti­cu­lier aux aller­gies (Dermatite par aller­gie aux piqûres de puces). Voir notre article « Allergies aux piqûres de puces : trai­te­ment natu­rel aux plantes médi­ci­nales« 
4/ Parmi les 2000 espèces de puces, plus de 90% sont des puces de chats. Le reste se par­tage entre vraies puces de chiens (Cténocephalides canis), puces humaines (Putex irri­tants), de héris­sons, de rats, etc.
5/ Attachement maîtres et ani­maux domes­tiques – Thése Maisons Alfort

Conseils vété­ri­naires et régle­men­ta­tion
Les valeurs et conseils que vous pour­rez trou­ver sur ce site sont pure­ment infor­ma­tifs de leur exis­tence dans la lit­té­ra­ture spé­cia­li­sée. En aucun cas, les infor­ma­tions don­nées sur notre site ne consti­tuent une pres­crip­tion de trai­te­ment ou une allé­ga­tion. Ils ne peuvent pas se sub­sti­tuer à l’avis de votre vété­ri­naire ou du thé­ra­peute de votre chien. Seul votre vété­ri­naire peut poser un diag­nos­tic pré­cis et recom­man­der l’utilisation d’un pro­duit. Si tel n’est pas le cas, nous ne sau­rions être tenus pour res­pon­sables d’une prise inadap­tée des pro­duits pré­sen­tés ou cités.

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