PUCE DE CHIEN : bien la connaitre pour mieux la combattre


Puce de chien - Chien qui se gratte

Les puces sont un fléau pour votre chien, mais aussi pour les autres ani­maux qui croisent sa route, pour votre famille, votre loge­ment et jar­din si vous habi­tez dans une mai­son. Souvent, on s’aperçoit de leur pré­sence long­temps après que la pre­mière d’entre elles a fait son appa­ri­tion dans la toi­son de votre ani­mal.
Lorsque les puces se baladent sur le dos ou le flanc de votre chien, elles se baladent aussi par­tout chez vous et même à l’extérieur, à proxi­mité des murs de votre mai­son.

Comment faire pour s’en débar­ras­ser ? Voir « Anti-​puces natu­rels pour chien – Traitement holis­tique effi­cace » 


Puce de chien : sa prolifération exponentielle !

J’ai reçu le mois der­nier un appel de ma chère amie Bérénice. « Mon teckel à quelques puces, je vais attendre quelques jours voir si le pro­blème s’aggrave, qu’en penses-​tu Jérémy ?« .

Il a fallu que j’explique à Bérénice qu’il faut agir tout de suite. Une puce peut pondre 50 œufs par jour et le temps de cycle entre œuf et adulte peut être réduit à 3 semaines !

« Bérénice, je vais te par­ler mathé­ma­tique et tu com­pren­dras l’urgence de la situa­tion. Si Max as une puce aujourd’hui, cela veut dire que 50 puces éclo­ront le 22ème jour et 2500 puces le 45ème jour ! Je n’ose pas te dire leur nombre le 70ème jour, à la fin du 3ème cycle … 125 000 en tout ! »

J’avais bien évi­dem­ment convaincu Bérénice qui a suivi plu­sieurs conseils men­tion­nés ci-​dessous pour enrayer l’infestation de son cher Max.

En consé­quence, si vous détec­tez même une seule puces dans le pelage de votre chien, il faut agir tout de suite. Voir « Anti-​puces natu­rels chiens : mélanges à faire ou ache­ter« 


Les puces de chiens : quels dangers pour mon chien ?

Les puces de chien consti­tuent un véri­table fléau, leur pré­sence sur votre com­pa­gnon est un pro­blème de santé. Ce n’est pas, en géné­ral, un pro­blème dû à un manque d’hygiène.

La puce suce le sang mais apporte aussi au point de piqûre sa salive. Cette salive pro­voque des déman­geai­sons aller­giques ou non, sui­vant la sen­si­bi­lité de peau du chien. Cette déman­geai­son conduit le plus sou­vent le chien à se lécher et se grat­ter jusqu’à endom­ma­ger sa peau et ses poils. Cela résulte en lésions qui peuvent lais­ser entrer bac­té­ries et virus (Relativement peu fré­quent). Les vété­ri­naires parlent alors de der­ma­tite par hyper­sen­si­bi­lité aux piqûres de puces (DHPP ou DAPP).

Mais la crainte prin­ci­pale est le « ver soli­taire » (Dipylidium cani­num). En effet la puce peut être por­teuse de ce para­site. Si elle est ava­lée par le chien lorsqu’il se lèche, elle peut se retrou­ver dans l’estomac du chien. Le ver soli­taire est aussi une mala­die grave dif­fi­cile à soi­gner.

Une infes­ta­tion mas­sive des puces, peut conduire aussi à une ané­mie, sur­tout chez des chiens fra­giles (chiots ou chiens de petite taille). Il sont d’ailleurs sou­vent infes­tés par des para­sites intes­ti­naux. On observe alors une sorte de « tapis » de crottes de puces et des muqueuses blanches. Une trans­fu­sion immé­diate s’impose, ces ani­maux ne sur­vivent pas en géné­ral, leur corps n’a plus l’énergie pour se défendre.

Note

La der­ma­tite par hyper­sen­si­bi­lité aux piqûres de puces (DHPP ou DAPP) n’est pas la seule mala­die cuta­née qui peut affec­ter votre chien. Même en pré­sence de puces, il faut s’assurer que vous n’avez pas affaire à un autre pro­blème de peau non lié aux puces : der­ma­tite ato­pique, der­ma­tite par aller­gie ali­men­taire, gale sar­cop­tique, démo­dé­cie, fol­li­cu­lites bac­té­riennes, etc. Dans le doute, consul­tez votre vété­ri­naire.


Les puces et la guerre : une arme biologique depuis le moyen âge ?

Les puces peuvent trans­mettre la peste (puce du rat) ou le typhus.

Dès le Moyen Âge, les puces furent uti­li­sées en tant que vec­teur d’épidémies dans les lieux assié­gés. On uti­li­sait des ani­maux infec­tés cata­pul­tés à l’intérieur des enceintes.

Les puces furent de nou­veau employée comme une arme à par­tir de 1935 (Travaux du bac­té­rio­lo­giste et colo­nel Shiro Ishii et de son unité 731 sur au moins 3 000 cobayes humains, chi­nois et pri­son­niers de guerre occi­den­taux.

Lors de la capi­tu­la­tion du Japon en 1945, per­son­nel scien­ti­fique et tra­vaux furent par­ta­gés entre l’URSS et les États-​Unis, non en vue de juge­ments pour crimes de guerre mais pour pour­suivre les recherches.

Les puces furent para­chu­tées à par­tir de conte­neurs d’avions-cargos comme le C‑130 Hercules. Elles étaient « fixées » sur des chif­fons imbi­bés de sang ou sur des ani­maux de labo­ra­toire. Ces »expé­riences » furent uti­li­sées lors de la guerre de Corée, de l’invasion du Tibet puis de la guerre du Viêt Nam.


Cycle de reproduction des puces de chien : comment elles « fonctionnent » ?

Lorsque votre chien est infesté par des puces, c’est un gros tra­vail pour les éra­di­quer. En effet, le cycle de repro­duc­tion d’une puce com­prend 4 phases : l’œuf, la larve, puis la pupe dans son cocon, enfin la puce adulte. Ce cycle peut s’étendre sur plu­sieurs mois. Il faut quel­que­fois refaire plu­sieurs fois l’opération, pour « anéan­tir » les para­sites cor­res­pon­dants à cha­cune des phases d’évolution. Ceci n’est pas très bon pour la santé de l’animal, si on uti­lise les pro­duits conven­tion­nels (Il s’agit en fait d’insecticides chi­miques). C’est pour­quoi nous vous conseillons ;


Puce de chien : en fait une puce de chat !

Puce de chien - Puce de rat

Puce de chien

Bien que la puce de chien existe réel­le­ment, c’est en fait la plu­part du temps des puces de chat (Ctenocephalides felis) (1) qui enva­hissent les chiens. Cette puce ne quitte pra­ti­que­ment jamais « son » chien après s’y être ins­tallé. Mais cette popu­la­tion « sur l’animal » ne repré­sente que 5% de la popu­la­tion totale de puces. Cela veut dire que 95% des puces sont quelque part dans la mai­son ou aux alen­tours sous la forme d’œufs, de larves et de nymphes dans leur cocon. D’où l’infestation de la mai­son et la dif­fi­culté de s’en débar­ras­ser après avoir trop attendu. Mais le para­site adulte ne peut se pas­ser de son hôte chien ou chat, pour se nour­rir.


Comment prolifèrent les puces de chien ?

Quelques minutes après son arri­vée sur le chien, la puce prend son pre­mier repas de sang en per­çant la peau avec ses pinces buc­cales. En même temps, elle injecte un peu de salive anti­coa­gu­lante pour évi­ter la fer­me­ture de la « plaie » qu’elle vient de faire. Le sang aspiré est par­tiel­le­ment digéré et éli­miné sous forme de déjec­tions visibles à l’œil nu. Dans les 24 heures à 48 heures, la puce com­mence à pondre au rythme de 40 à 50 œufs par jour. Ces œufs ovales blancs de 0,5 mm, ne se fixent pas aux poils. Ils vont donc faci­le­ment tom­ber du chien, en par­ti­cu­lier là où le chien est le plus sou­vent : panier, canapé du salon, tapis, moquette, votre lit. Ces œufs éclosent sous forme de larves, 3 à 5 jours plus tard.


Le point faible de la puce de chien : sa larve

La larve est le point faible du cycle de repro­duc­tion. Elle n’aime pas la lumière et a besoin des déjec­tions de la puce adulte pour se nour­rir, d’une tem­pé­ra­ture de 7 à 32 °C, d’une humi­dité rela­tive entre 50 et 85%. Donc c’est là où il faut en par­ti­cu­lier agir. Peu de larves sur­vivent, après plu­sieurs muta­tions, pour deve­nir une nymphe dans son cocon très résis­tant, mais elles sont très nom­breuses. Elle mène une vie au ralenti en atten­dant quel­que­fois jusqu’à plus d’un an, l’opportunité de sau­ter sur un hôte. Une fois l’éclosion « finale en puce » accom­plie, la « nou­velle » puce saute alors sur ce qui passe à sa por­tée : ani­maux ou hommes

Le cycle total de l’œuf à l’adulte est fonc­tion de la tem­pé­ra­ture : 7 à 12 semaines dans une mai­son à 18°C, moins de 3 semaines à 30°C (Ce qui est la tem­pé­ra­ture à proxi­mité de la peau du chien lorsqu’il est sur son cous­sin).


Comment vérifier que votre chien a des puces ?

Puce de chien - Chien gratteur

Chien qui se gratte à cause des puces

C’est assez sou­vent dif­fi­cile de détec­ter la pré­sence de puces, sur­tout au début de l’infestation. Les signes de leur pré­sence sont les sui­vantes :

  • Les puces pro­voquent des déman­geai­sons de la peau de votre chien, du fait de la salive irri­tante et aller­gi­sante lais­sée au point de piqûre (2). Donc déjà, si votre chien se lèche et se gratte anor­ma­le­ment, avec « fureur », cela doit vous « mettre la puce à l’oreille » (sans jeu de mot).
  • Cela engendre sou­vent des lésions qui se trans­forment en aller­gies (dites « aux piqûres de puces ») et autres infec­tions si des bac­té­ries entrent en contact avec la plaie. A noter que même si en cher­chant dans le pelage de votre chien, vous ne trou­vez pas de puce, cela ne veut pas dire qu’il n’est pas infecté : il suf­fit d’ailleurs d’une seule piqûre de puce pour que se réveille l’allergie.
  • Si votre chien a des puces depuis un cer­tain temps, il peut mon­trer des symp­tômes plus sérieux :
    • Gencives roses pâles : les puces sucent le sang jusqu’à pro­vo­qué une ané­mie
    • Perte de poils due au léchage constant et au grif­fage
    • Vers dans les selles : des petits « grains de riz » qui peuvent être des seg­ments de ces vers. Les puces trans­portent en effet les larves de ces vers. Si votre chien avale une puce en se grat­tant, cela peut conduire ces larves à pros­pé­rer dans l’intestin du chien – cela peut donc aussi être le signe d’une infes­ta­tion de puces.

    Note

    Pour se débar­ras­ser de ces vers, essayer de par­se­mer ses ali­ments de copeaux de noix de coco non sucré. La noix de coco est un ver­mi­fuge, ce qui peut aider à éli­mi­ner les vers du chien. Donner une cuillère à café aux chiens de taille moyenne et 1 cuille­rée à soupe pour les gros chiens. Vous pou­vez aussi consul­ter notre site « Vermifuges chien natu­rels : ceux à uti­li­ser, effi­caces, sans dan­ger« .

  • Les puces se déplacent en effet rapi­de­ment dans le pelage, donc sou­vent dif­fi­ci­le­ment repé­rable dans le cas de poils longs. A l’aide d’un peigne fin, vous pou­vez cepen­dant véri­fier la pré­sence de puces ou non. Elles se situent en prio­rité sur le dos et à la base de la queue
Puce de chien - Exuvies de larves

Exuvies de larves de la puce du chien (Dépouilles lais­sées lors de la mue)

  • Une autre recherche à faire est la pré­sence des déjec­tions des puces, sur la peau même, sous forme de petits grains rouges noi­râtres. Pour les dis­tin­guer des « sale­tés ordi­naires » accro­chés aux poils, pla­cez une déjec­tion sus­pect sur un papier blanc humide. S’il s’agit d’une déjec­tion, le papier se colo­rera en rouge, signe de sang digéré dans les selles du para­site.
  • Enfin, si vous, ou vos proches, com­men­cez à vous grat­ter – notam­ment aux che­villes – et pré­sen­tez des tâches rouges qui démangent, ce sont les signes d’une infes­ta­tion sévère de puces dans votre foyer. Demandez conseil à votre vété­ri­naire et consul­tez votre méde­cin

Vaccins : béné­fiques ou dan­ge­reux pour votre chien ?

Injection

Recevez gra­tui­te­ment nos recom­man­da­tions sur les vac­cins dans ce dos­sier com­plet sur un sujet explo­sif.

Profitez-​en avant qu’il ne soit retiré ! 


Anti-​puces pour chiens : Quels traitements naturels pour se débarrasser des puces ?

Habituellement beau­coup pensent à « trai­ter » le chien : spray, sham­poing, col­lier, pipette et main­te­nant cachets, ache­tés en ani­ma­le­rie ou chez le vété­ri­naire. Ce sont tous des anti-​puces chi­miques qui se retrouvent sur la peau puis à l’intérieur du corps de votre chien. Ils seront éli­mi­nés via le foie et les reins de votre ani­mal. Cela n’est pas très réjouis­sant. Car en plus ces trai­te­ments doivent être faits régu­liè­re­ment. Cependant rien n’est perdu :

  • Il y a heu­reu­se­ment la solu­tion alter­na­tive de lut­ter contre les puces par des moyens natu­rels (Voir « Anti-​puces natu­rels pour chien – Traitement holis­tique effi­cace« )
  • Un deuxième point est de prendre en compte le « fonc­tion­ne­ment » des puces comme nous l’avons décrit ci-​dessus. Traiter le chien seule­ment ne ser­vira à rien. Il est évident que le trai­te­ment de l’environnement de votre chien doit aussi être fait et très sérieu­se­ment (niche, sofa, tapis, lits, autres ani­maux du foyer, etc.). Il en est de même du reste de votre appar­te­ment ou mai­son et au moins les abords immé­diats (Jardin). Lire la suite dans notre article « Traitement natu­rel des puces de la mai­son et alen­tour« 

Enfin, il faut aussi être averti : le trai­te­ment radi­cal et total des puces, qu’il soit conven­tion­nel ou natu­rel, demande sou­vent une deuxième « cam­pagnes » (Ou plus) d’éradication.

Note

Si vous voyez une seule puce sur votre ani­mal… il est déjà presque trop tard ! Cette puce a pro­ba­ble­ment pondu une cen­taine d’œufs et ses « cama­rades » en ont pro­ba­ble­ment fait autant (ou plus). Il faut alors trai­ter immé­dia­te­ment tous vos ani­maux et éga­le­ment l’environnement afin d’éviter une inva­sion.

Note

Vous n’êtes pas constam­ment en train de véri­fier le dos de votre chien, « en attente » de la 1ère puce qui se mani­feste. Il est donc de votre inté­rêt d’intégrer dans le pro­gramme de soins natu­rels à votre chien un pro­gramme de pré­ven­tion contre les puces : ren­for­cer sa défense immu­ni­taire contre les puces et tuer ce para­site dès son arri­vée. Une « cure » à répé­ter aux périodes chaudes et humides est recom­man­dée soit 2 à 4 fois par an. D’où l’intérêt d’opter pour les pro­duits non chi­miques tels que les pro­duits natu­rels. Voir « Anti-​puces natu­rels pour chien – Traitement holis­tique effi­cace« 

Notes et références

(1) Parmi les 2000 espèces de puces, plus de 90% sont des puces de chats. Le reste se par­tage entre vraies puces de chiens (Cténocephalides canis), puces humaines (Putex irri­tants), de héris­sons, etc.

(2) Ce n’est pas parce que votre chien ne se gratte pas qu’il n’a pas de puces. C’est fonc­tion du degré de sen­si­ti­vité de la peau du chien en par­ti­cu­lier aux aller­gies (Dermatite par aller­gie aux piqûres de puces). Voir notre article « Allergies aux piqûres de puces : trai­te­ment natu­rel aux plantes médi­ci­nales« 

(3) Wikipédia : « Siphonaptera« 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

consequat. id, luctus vulputate, sit mattis amet, elit. porta. pulvinar tristique elit.