Chien-problemes-urinaires

12 problèmes urinaires du chien : causes, symptômes, traitements

Problèmes uri­naires du chien : pour­quoi mon chien urine-​t-​il si sou­vent ? Pourquoi mon chien urine-​t-​il par­tout ? Pourquoi l’u­rine de mon chien est-​elle si jaune, ou si mal­odo­rante, ou si claire ?
Ces pro­blèmes arrivent assez sou­vent. Il est alors facile de se mettre en colère et de sup­po­ser qu’il essaie déli­bé­ré­ment de vous contra­rier. Cela est pos­sible et dans ce cas c’est sou­vent un pro­blème d’an­xiété.
Mais en réa­lité, il y a sou­vent une cause médi­cale à ce nou­veau com­por­te­ment. Les rai­sons les plus cou­rantes sont énu­mé­rées ci-​dessous

Infections urinaires bactériennes chez le chien, souvent de la vessie

Les infec­tions des voies uri­naires conduisent le chien à uri­ner plus sou­vent de petites quan­ti­tés et a des acci­dents uri­naires dans la mai­son.
La plu­part des infec­tions uri­naires chez les chiens sont des infec­tions de la ves­sie. Elles sont sou­vent dans ce cas aussi appe­lée cys­tite qui est une inflam­ma­tion de la paroi de la ves­sie du chien. Touchant plus les femelles que les mâles, la cys­tite est une mala­die assez fré­quente.
Les voies uri­naires sont com­po­sées de l’u­rètre, de la ves­sie, des ure­tères et des reins.

Symptômes des infections urinaires

Ce pro­blème uri­naire du chien pré­sente les carac­té­ris­tiques sui­vantes :

  • une mic­tion dou­lou­reuse
  • une aug­men­ta­tion habi­tuelle de la fré­quence uri­naire
  • des acci­dents uri­naires fré­quents chez les chiens
  • pré­sence éven­tuelle de sang dans les urines

Diagnostic de l’infection urinaire du chien

Le diag­nos­tic se fait par ana­lyse d’un échan­tillon d’u­rine.

Traitements des infections urinaires et cystites

Les infec­tions uri­naires sont des infec­tions bac­té­riennes et néces­sitent un trai­te­ment par anti­bio­tiques et des anti-​inflammatoires si néces­saire pour cal­mer la dou­leur.

Traitement sans antibiotique des infections des voies urinaires

Cependant les infec­tions uri­naires peuvent être trai­tées sans anti­bio­tiques seule­ment au tout début de leur appa­ri­tion. Tout d’a­bord, faites boire au maxi­mum votre chien afin de favo­ri­ser la vidange uri­naire, la dilu­tion des urines et l’é­li­mi­na­tion des bac­té­ries.
En paral­lèle, faites consom­mer de la vita­mine C à votre chien en mélan­geant un jus d’o­range pressé par jour dans sa gamelle d’eau. Cette astuce per­met d’a­ci­di­fier les urines de manière natu­relle afin de tuer les bac­té­ries pré­sentes dans la ves­sie. L’orange peut être rem­placé par du jus de citron, d’ai­relle ou de cran­berry ou même par une cuillère diluée de vinaigre de cidre.

Note
1/ Le per­sil est une plante sur­vi­ta­mi­née qui contient 190 mg de vita­mine C aux 100 g
2/ Les herbes aro­ma­tiques fraîches telles que la menthe, la coriandre, la sauge, le basi­lic, le roma­rin, le thym ou l’a­neth four­nissent 143 mg/​100 g en moyenne de vita­mines C
3/ Pour d’autres sources de vita­mines C, voir Tout pour le chien et le chat.

Prévention contre les infections cystites et ses récidives

Des mesures quo­ti­diennes simples per­mettent de réduire le risque de pro­blèmes uri­naires du chien ainsi que ses réci­dives.

  • Encouragez votre chien à boire en chan­geant son eau régu­liè­re­ment
  • Sortez fré­quem­ment votre chien : un ani­mal qui se retient trop long­temps a plus de chances de déve­lop­per une infec­tion uri­naire.
  • Donnez-​lui des cran­ber­ries séchées en guise de frian­dise ou mélan­gez un peu de jus de cran­berry (sans sucre ajouté) à son eau : c’est une excel­lente cure pré­ven­tive. Le vinaigre de cidre peut éga­le­ment être donné sans contre-​indication (1 cuill./jour).

Calculs urinaires de la vessie et des voies urinaires chez le chien

Deux-calculs-urinaires-de-2-centimetres

Les cal­culs uri­naires sont des amas de miné­raux durs qui se forment quelque part dans les voies uri­naires. Bien qu’ils puissent se for­mer dans l’u­rètre, les ure­tères, la ves­sie ou les reins, les cal­culs uri­naires les plus cou­rants sont les cal­culs de la ves­sie.
Malheureusement, outre les vives dou­leurs qu’ils pro­voquent, ces cris­taux peuvent être très dan­ge­reux et pro­vo­quer de graves infec­tions chez le chien, voire une grave atteinte rénale, sou­vent fatale.

Symptômes liés à la présence de calculs chez le chien

Les pro­blèmes uri­naires du chien pré­sentent les signes et carac­té­ris­tiques sui­vants :

  • une mic­tion dou­lou­reuse
  • une aug­men­ta­tion de la fré­quence des mic­tions
  • des acci­dents uri­naires dans la mai­son
  • du sang peut être constaté dans les urines
  • les pierres qui tentent de sor­tir de la ves­sie peuvent blo­quer l’u­rètre, ce qui entraîne une situa­tion d’ur­gence (sur­tout chez les chiens mâles)

Causes des calculs chez le chien

Un chien en bonne santé pro­duit chaque jour en moyenne 20 à 40 ml d’urine par kilo de poids, répar­tis en 2 à 3 mic­tions quo­ti­diennes. Le pH de l’urine du chien varie entre 4,5 et 8,5, fonc­tion de son ali­men­ta­tion et du moment de la jour­née. Cette varia­tion impor­tante per­met aux urines d’éliminer natu­rel­le­ment les sub­stances de l’u­rine sus­cep­tibles de for­mer des cris­taux.

En cas de dés­équi­libre entre les com­po­sants de l’u­rine, les cris­taux peuvent se concen­trer et se regrou­per en amas plus gros, jusqu’à for­mer des cal­culs dans la ves­sie.
Les plus gros res­tent dans la ves­sie et peuvent irri­ter l’organe, les plus petits passent dans les urines, mais peuvent alors irri­ter l’urètre sur leur pas­sage. Les plus dan­ge­reux sont les cris­taux de taille moyenne, car ils peuvent res­ter blo­qués dans l’urètre et empê­cher toute mic­tion. Dans l’in­ca­pa­cité d’uriner, le chien déve­loppe une infec­tion uri­naire grave. Dans cer­tains cas, la ves­sie, pleine, peut écla­ter.

Différents types de calculs chez le chien

Il existe deux types de cal­culs uri­naires : les cal­culs de stru­vite et les cal­culs d’oxalate de cal­cium.

  • Les cal­culs de stru­vite : ces cal­culs font géné­ra­le­ment suite à une infec­tion bac­té­rienne, au sein d’urines dont le pH est trop basique (supé­rieur à 7,5).
  • Les cal­culs d’oxalate de cal­cium : à l’in­verse, ces cal­culs sont sou­vent dus à un pH trop acide (infé­rieur à 6). Cela dés­équi­libre les pour­cen­tages entre cal­cium et oxa­late des urines.

Diagnostic des calculs urinaires

En cas de cal­culs et d’infection uri­naire, la ves­sie est géné­ra­le­ment gon­flée, pleine et en forme de petit bal­lon. Si des cal­culs bouchent l’urètre, l’organe peut mena­cer d’éclater à tout moment.

La 2ème étape est une ana­lyse d’urine pour déter­mi­ner la nature des cris­taux et des cal­culs en cause, car le trai­te­ment ne sera pas le même.

La 3ème étape est si pos­sible de cher­cher à loca­li­ser les criaux et éva­luer leur taille au moyen d’une écho­gra­phie ou d’une radio­gra­phie. Localisation et dimen­sions des cris­taux sont impor­tants, car cela déter­mine le trai­te­ment à mettre en place et éven­tuel­le­ment la néces­sité d’une inter­ven­tion chi­rur­gi­cale pour sau­ver l’animal.

Selon l’avancée de l’infection, le vété­ri­naire peut effec­tuer des ana­lyses san­guines afin de connaître le taux d’urée et de créa­ti­nine dans le sang.

Comment soigner les calculs urinaires chez le chien ?

Les calculs de struvite

Une ali­men­ta­tion de mau­vaise qua­lité est sou­vent à l’o­ri­gine de ces cal­culs. Ils peuvent être dis­sous par des adap­ta­tions ali­men­taires en par­ti­cu­lier en don­nant au chien une ali­men­ta­tion spé­ci­fique défi­nie par le vété­ri­naire per­met­tant la dis­so­lu­tion des cal­culs et la pré­ven­tion de leur réap­pa­ri­tion.
En paral­lèle, le vété­ri­naire :

  • peut pres­crire des anti-​inflammatoires pour sou­la­ger l’animal des dou­leurs dues à l’inflammation ou encore une éven­tuelle cys­tite ou insuf­fi­sance rénale. Cette solu­tion s’ap­plique aux petits cal­culs et aux gros cal­culs, afin de pré­ve­nir à nou­veau leur for­ma­tion.
    Note : Certaines races de chiens sont pré­dis­po­sées à la for­ma­tion de cal­culs
  • devra hos­pi­ta­li­ser le chien si les cal­culs bouchent l’urètre. Il devra alors pas­ser une sonde dans l’urètre qui res­tera plu­sieurs jours pour favo­ri­ser leur éli­mi­na­tion. Le chien est re-​hydraté par per­fu­sion. réhy­draté et soi­gné.
  • devra opé­rer si cette solu­tion n’est pas effi­cace ou si les cal­culs reviennent. Il pourra alors vidan­ger et net­toyer direc­te­ment la ves­sie (cys­to­to­mie), et/​ou éli­mi­ner la par­tie la plus étroite de l’urètre (uré­té­ro­sto­mie) pour évi­ter les obs­truc­tions.

Les calculs d’oxalate de calcium

Ces cal­culs, plus rares, ne peuvent être dis­sous par l’alimentation. Ils doivent donc être reti­rés par la chi­rur­gie, au moyen d’une cys­to­to­mie.

En paral­lèle, un trai­te­ment pour régler ces pro­blèmes uri­naires du chien doit être mis en place pour évi­ter leur re-​formation des cal­culs :

  • Essayer de défi­nir les causes favo­ri­santes
  • Faire boire d’a­van­tage le chien
  • Choisir une ali­men­ta­tion plus humide
  • Choisir une ali­men­ta­tion de qua­lité

Note
Notre site com­prend plu­sieurs articles liés à l’a­li­men­ta­tion crue ou “Régime Barf” ainsi qu’un cal­cu­leur de repas Barf. Voir en par­ti­cu­lier : ALIMENTATION CANINE : com­ment pas­ser au régime BARF et BARF POUR CHIEN – Préparation facile des repas avec le cal­cu­la­teur.

L’incontinence chez les chiens, multi-​origine possible

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Méchant chien !

L’incontinence uri­naire chez le chien entraîne une fuite d’u­rine sans que le chien puisse la contrô­ler. Les causes les plus fré­quentes de ce pro­blème uri­naire du chien qu’est l’in­con­ti­nence sont les sui­vantes :

  • infec­tion des voies uri­naires
  • fai­blesse des muscles du sphinc­ter de la ves­sie
  • affec­tions neu­ro­lo­giques ou trau­ma­tisme de la moelle épi­nière (ex : her­nie dis­cale ou du bas­sin) qui para­lysent ou per­turbent le fonc­tion­ne­ment des muscles de la ves­sie et des sphinc­ters
  • défi­cit d’hor­mones sexuelles lorsque le chien ou la chienne ont été stérilisés.Du fait du manque d’hor­mone sexuelle dans le sang, les sphinc­ters du trac­tus uri­naire ne fonc­tionnent plus cor­rec­te­ment et le chien urine par­fois sans s’en rendre compte. Cette perte de contrôle des mic­tions atteint le plus sou­vent les chiennes de grandes races (de plus de 20 – 25kg telles que les labra­dors).
  • mal­for­ma­tion congé­ni­tale (mal­for­ma­tion de nais­sance) de l’ap­pa­reil uri­naire. La mal­for­ma­tion la plus fré­quente est l’u­re­tère ecto­pique. C’est à dire que l’u­re­tère est mal placé et n’a­bou­tit pas comme il devrait au niveau de la ves­sie. Les mala­dies congé­ni­tales sont plus sou­vent diag­nos­ti­quées chez les chiens jeunes.
  • chiens âgés. Ils peuvent déve­lop­per une incon­ti­nence vraie (il n’ar­rive plus à rete­nir l’u­rine) ou une pseudo-​incontinence liée à l’âge et la déso­rien­ta­tion. Voir notre article VIEILLISSEMENT du chien : 7 actions natu­relles pour le retar­der.
  • tumeurs se déve­lop­pant au sein de la ves­sie ou de l’u­rètre (voir ci-​dessous), ainsi que d’autres causes d’obs­truc­tion à la sor­tie de l’u­rine peuvent conduire à une incon­ti­nence (Voir ci-​dessus).
  • sur­con­som­ma­tion d’eau

Un his­to­rique appro­fondi, un exa­men vété­ri­naire et une ana­lyse d’u­rine peuvent per­mettre de déter­mi­ner la cause de l’in­con­ti­nence de votre chien.
Le trai­te­ment dépend de la cause et, dans les cas de sur­con­som­ma­tion d’eau ou de mala­die de la moelle épi­nière, peut néces­si­ter des tests sup­plé­men­taires.

Note
Pour des causes spé­ci­fiques d’in­con­ti­nence, voir aussi CHIEN SEUL A LA MAISON : sup­pri­mer son anxiété de sépa­ra­tion et éga­le­ment CHIEN ANXIEUX – Traitement natu­rel : plantes, homéo­pa­thie et mas­sages.
Pour les chiens âgés ou affai­blis après une longue mala­die, voir Senior Phyt, ali­ment com­plé­men­taire natu­rel de sou­tien pour chiens et chats
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Cancer des voies urinaires chez le chien et les tumeurs malignes

Les tumeurs des voies uri­naires peuvent entraî­ner l’in­ca­pa­cité d’un chien à rete­nir l’u­rine. Parmi les tumeurs malignes : des car­ci­nomes épi­der­moïdes, des adé­no­car­ci­nomes, des rhab­do­myo­sar­comes, des leïo­myo­sar­comes, des fibro­sar­comes, des héman­gio­sar­comes, des lym­phomes. Les tumeurs de la ves­sie sont les plus cou­rantes des tumeurs des voies uri­naires.

Diagnostic du carcinome transitionnel de la vessie

Certains des signes que pré­sentent les chiens atteints de tumeurs de la ves­sie sont

  • pré­sence de sang dans l’u­rine
  • effort pour uri­ner
  • acci­dents uri­naires

Les tumeurs des voies uri­naires peuvent être diag­nos­ti­quées par un exa­men, des rayons X, des tests d’i­ma­ge­rie plus spé­ci­fiques comme l’é­cho­gra­phie, et par­fois une ana­lyse de sang spé­ci­fique.

Au moment du diag­nos­tic, 40 % des car­ci­nomes ont déjà méta­stasé dont 17% dans les pou­mons. Il est donc géné­ra­le­ment néces­saire d’évaluer l’extension de la tumeur. Localement déjà (urètre, pros­tate, etc.) mais aussi les méta­stases à dis­tance. Les méta­stases les plus fré­quentes sont retrou­vées au niveau des nœuds lym­pha­tiques lombo-​aortiques, faci­le­ment visua­li­sés à l’échographie ou au scan­ner. Il fau­dra aussi faire des radio­gra­phies pul­mo­naires.

Que faire contre une tumeur vésicale ?

Les tumeurs de la ves­sie sont des tumeurs agres­sives. Elles peuvent néces­si­ter une inter­ven­tion chi­rur­gi­cale (sou­vent impos­sible ou dif­fi­cile), des radia­tions ou un trai­te­ment de chi­mio­thé­ra­pie (sans grands résul­tats). Le pro­nos­tic est donc géné­ra­le­ment très pes­si­miste. Lorsque la chi­rur­gie est pos­sible, la moi­tié des chiens peuvent vivre jusqu’à un an. L’analyse his­to­lo­gique peut per­mettre d’avoir un grade d’a­gres­si­vité de la tumeur, une tumeur de grade I étant moins agres­sive qu’une tumeur de grade III.

Si la chi­rur­gie n’est pas pos­sible, des anti-​inflammatoires peuvent être donné dans les cas de car­ci­nomes car ils dimi­nuent les signes cli­niques mais aussi la taille de la tumeur. 

Lorsque l’échographie met en évi­dence une tumeur très inva­sive ou des méta­stases, des méthodes pal­lia­tives sont pré­fé­rées car une inter­ven­tion chi­rur­gi­cale ne per­met­tra pas d’améliorer le pro­nos­tic. La cause du décès est alors géné­ra­le­ment due une obs­truc­tion uri­naire dans 60% des cas alors que le chien reste en pleine forme mais ne peut pas uri­ner.
Des stents (exten­sion du canal uri­naire) peuvent alors être pla­cés sous gui­dage fluo­ro­sco­pique. Ils sou­lagent effi­ca­ce­ment et rapi­de­ment les obs­truc­tions uré­trales secon­daires. Malheureusement ces tech­niques ne sont pas tou­jours dis­po­nibles dans les cli­niques vété­ri­naires.

Note
Pour un sou­tien nutri­tion­nel dans les cas de mala­dies chro­niques ou de can­cer cli­quez Green, mélange de plantes de Sawnie Simon que vous trou­ve­rez sur le site Tout pour le chien et le chat.

Problèmes urinaires du chien liés aux maladies rénales

Les mala­dies rénales conduisent en géné­ral à une consom­ma­tion d’eau accrue. Par consé­quent, il y aura aug­men­ta­tion de la mic­tion et par­fois d’ac­ci­dents uri­naires chez les chiens.

Origine des maladies rénales

L’insuffisance rénale aiguë peut sur­ve­nir à tout âge alors que l’in­suf­fi­sance chro­nique est plu­tôt pré­sente chez le chien âgé. Dans tous les cas, le pro­nos­tic dépend de l’âge du chien, de la cause de l’in­suf­fi­sance et de la rapi­dité de la mise en place d’un trai­te­ment par le vété­ri­naire.

Les jeunes chiens peuvent avoir un pro­blème rénal congé­ni­tal, tout chien peut déve­lop­per une mala­die rénale suite à l’ex­po­si­tion à une toxine, et les chiens plus âgés peuvent la déve­lop­per natu­rel­le­ment avec l’âge.

Symptômes de l’insuffisance rénale

Les symp­tômes de l’in­suf­fi­sance rénale aiguë sont nom­breux mais non spé­ci­fiques Votre chien est fati­gué, il manque d’ap­pé­tit et peut même refu­ser la nour­ri­ture, peut vomir, avoir la diar­rhée. Il peut avoir des dou­leurs en uri­nant et même arrê­ter tota­le­ment l’é­mis­sion des urines. Il a mau­vaise haleine.

Les symp­tômes de l’in­suf­fi­sance rénale chro­nique appa­raissent sur­tout chez le chien âgé. Il se met à boire beau­coup, urine net­te­ment plus fré­quem­ment et peut pré­sen­ter les même signes que pré­cé­dem­ment et de ce fait se déshy­dra­ter.
Lorsque la mala­die en est à ses débuts, les symp­tômes ne sont pas visibles. La par­tie du rein qui fonc­tionne arrive encore à com­pen­ser la défaillance de celle qui est tou­chée. Les symp­tômes sont sur­tout visibles à par­tir du moment où plus de 70 % du tissu rénal est détruit.

Diagnostic d’une maladie rénale

L’analyse de sang est la méthode la plus cou­rante (et sou­vent la seule) pour diag­nos­ti­quer clai­re­ment une mala­die rénale chez les chiens. Elle est d’au­tant plus utile et pré­cise si votre chien a subi des ana­lyses de sang de rou­tine tout au long de sa vie. L’analyse san­guine va per­mettre de doser un mar­queur qui éva­lue l’ef­fi­ca­cité du rein. Le vété­ri­naire peut com­plé­ter cet exa­men par une prise d’u­rines, une radio­gra­phie ou une écho­gra­phie afin de déter­mi­ner la cause de l’in­suf­fi­sance rénale. Le vété­ri­naire pourra ainsi faire des com­pa­rai­sons et éva­luer l’é­vo­lu­tion avec pré­ci­sion.

Traitement des insuffisances rénales

Lorsque le chien souffre d’in­suf­fi­sance rénale aiguë, le trai­te­ment passe en géné­ral par la mise en place immé­diate d’une per­fu­sion, la prise de diu­ré­tique (selon les cas), de médi­ca­ments pour lut­ter les autres symp­tômes est éga­le­ment pos­sible.
L’alimentation doit géné­ra­le­ment être modi­fiée afin de ne pas sur­char­ger le rein. Les apports en pro­téines et en phos­phore doivent être limi­tés.
Si la cause de l’in­suf­fi­sance rénale est éta­blie, il faut aussi la trai­ter. Les consé­quences dépendent de l’âge du chien et de la rapi­dité de l’in­ter­ven­tion du trai­te­ment. Toutefois, les reins res­te­ront fra­giles et un suivi est néces­saire.

Le trai­te­ment de l’in­suf­fi­sance rénale chro­nique est plus dif­fi­cile car une par­tie des reins est détruite de manière irré­ver­sible. Mais le chien peut vivre plu­sieurs années dans de bonnes condi­tions grâce à un trai­te­ment adapté.
L’alimentation devra être modi­fiée pour appor­ter moins de pro­téines et de phos­phore.

Note
Pour les pro­blèmes rénaux, voir les com­plé­ments de Sawnie Simon que vous trou­ve­rez en cli­quant sur Rhenal Phyt
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Le diabète sucré chez les chiens avec souvent une infection urinaire

Le dia­bète sucré est aussi un pro­blème uri­naire du chien. C’est une mala­die grave pour les chiens, qui peut être diag­nos­ti­quée grâce à un his­to­rique, à un exa­men vété­ri­naire et à l’é­vo­lu­tion de l’aug­men­ta­tion des taux de glu­cose dans le sang et l’u­rine.
Le dia­bète est sou­vent com­pli­qué par une infec­tion uri­naire conco­mi­tante qui peut aggra­ver la fré­quence des mic­tions et des acci­dents.

Symptômes du diabète sucré et taux de glucose

Les symp­tômes com­mencent à appa­raître lorsque le taux de glu­cose san­guin dépasse le seuil limite pour per­mettre son excré­tion par le rein. Certains signes de dia­bète sucré sont :

  • aug­men­ta­tion de la consom­ma­tion d’eau
  • aug­men­ta­tion de l’ap­pé­tit mal­gré une perte de poids pro­gres­sive
  • aug­men­ta­tion de la fré­quence des mic­tions et éven­tuel­le­ment des acci­dents uri­naires dans la mai­son
  • poils ternes, perte de tonus du chien, dif­fi­cul­tés à se dépla­cer, dort plus

Cause du diabète sucré : manque d’insuline

Presque tous les cas de dia­bète sucré chez les chiens sont insu­li­no­dé­pen­dants. Il s’a­git de la consé­quence d’une sécré­tion anor­ma­le­ment basse d’in­su­line par le pan­créas ou d’un frein à son arri­vée dans les sites qui en ont besoin. Plusieurs causes peuvent être mises en évi­dence (mala­dies infec­tieuses, tumeur du pan­créas), mais il semble avéré que pour de nom­breux dia­bé­tiques cette mala­die serait héré­di­taire.

Traitement du diabète sucré

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Il se com­pose de deux actions : injec­tions d’in­su­line et régime ali­men­taire, aussi impor­tants l’un que l’autre.
Le régime à appli­quer sera pauvre en glu­cides et en pro­téines mais riche en fibres. Le but est de limi­ter les apports en sucre et en graisse.
L’animal dia­bé­tique doit être sou­mis à un suivi médi­cal constant consis­tant entre autres à des dosages régu­liers de la gly­cé­mie per­met­tant de juger de l’ef­fet du trai­te­ment et d’en amé­lio­rer les résul­tats.

Le syndrome de Cushing chez les chiens et la cortisone

Le syn­drome de Cushing aussi appelé mala­die de Cushing chez le chien est le résul­tat d’une aug­men­ta­tion de la pro­duc­tion ou de la pré­sence pro­lon­gée de cor­ti­sone dans l’or­ga­nisme. Le chien tou­ché voit son orga­nisme s’affaiblir pro­gres­si­ve­ment. En l’absence de trai­te­ment, il vieillit pré­ma­tu­ré­ment et est davan­tage sujet aux mala­dies et aux infec­tions diverses.

Symptômes de la maladie de Cushing

Il peut être dif­fi­cile à diag­nos­ti­quer, sur­tout dans les pre­miers stades. Les symp­tômes sont en effet rela­ti­ve­ment com­muns à d’autres mala­dies. Certains des signes du syn­drome de Cushing sont

  • aug­men­ta­tion de la consom­ma­tion d’eau et de l’ap­pé­tit
  • aug­men­ta­tion des mic­tions et des acci­dents à la mai­son
  • fina­le­ment, une appa­rence ven­true (ventre dis­tendu), ten­dance à l’o­bé­sité
  • éclair­cis­se­ment des poils à cer­tains endroits
  • halè­te­ment accru (fatigue)
  • vieillis­se­ment pré­ma­turé

Diagnostic en vérifiant le aux de cortisol

Les moyens uti­li­ser pour faire le diag­nos­tic s’attachent à véri­fier la quan­tité de cor­ti­sol et le fonc­tion­ne­ment des glandes sur­ré­nales qui le pro­duit. Le dosage du cho­les­té­rol et de la gly­cé­mie qui aug­mentent géné­ra­le­ment sont aussi véri­fiés. Echographie et le scan­ner pour une confir­ma­tion finale en cas de besoin.

Traitement de la maladie de Cushing

Le trai­te­ment du syn­drome de Cushing dépend de la cause en par­tie de la tumeur. Les tests doivent être spé­ci­fiques pour déter­mi­ner cette cause. S’il s’a­git d’une tumeur de l’hy­po­physe ou des glandes sur­ré­nales opé­rables, la chi­rur­gie est uti­li­sée. Le pro­nos­tic est bon seule­ment la mala­die est diag­nos­ti­quée pré­co­ce­ment et trai­tée rapi­de­ment.

Pyomètre, infection de l’utérus de la chienne non stérilisée

Le pyo­mètre est un uté­rus infecté et n’est un pro­blème que chez une chienne non sté­ri­li­sée. Tout signe d’aug­men­ta­tion de la consom­ma­tion d’eau, de dimi­nu­tion de l’ap­pé­tit et d’é­cou­le­ment de la vulve chez une chienne qui n’a pas été sté­ri­li­sée doit être traité immé­dia­te­ment par un vété­ri­naire.

Cause du pyomètre chez la chienne non stérilisée

Une des causes les plus fré­quentes de pyo­mètre est l’ad­mi­nis­tra­tion répé­tée de pro­duits contra­cep­tifs des­ti­nés à évi­ter les cha­leurs ou à les inter­rompre.

Traitement et prévention du pyomètre

Dans les cas bénins assez rares, le véta­ri­naire se limi­tera à un trai­te­ment médi­cal (anti­bio­tiques) des­tiné à com­battre l’in­fec­tion et aussi géné­rant des contrac­tions uté­rines afin d’é­li­mi­ner le maxi­mum de secré­tions. Mais sou­vent, l’af­fec­tion réci­dive et le maître est alors appelé à une sur­veillance atten­tive de sa chienne après chaque cha­leur.

Dans la majo­rité des cas, plus graves, la seule issue pos­sible est chi­rur­gi­cale. Elle consiste en l’a­bla­tion de l’u­té­rus accom­pa­gnée ou non de l’a­bla­tion des ovaires. C’est une chi­rur­gie lourde mais qui est bien sou­vent la seule solu­tion per­met­tant de sau­ver la vie de la chienne malade. Elle assure éga­le­ment l’ab­sence totale de réci­dive.

Autres causes d’augmentation de la miction et des accidents urinaires

Il existe d’autres causes, moins cou­rantes, d’aug­men­ta­tion de la mic­tion et d’ac­ci­dents uri­naires chez les chiens, notam­ment

  • le dia­bète insi­pide
  • l’hy­per­thy­roï­die
  • les effets secon­daires des médi­ca­ments
  • la pros­ta­tite, infec­tion réci­di­vante de la pros­tate (effort pour uri­ner)

Si votre chien montre sou­dai­ne­ment une fré­quence accrue de mic­tion ou a des acci­dents uri­naires dans la mai­son, ne sup­po­sez pas qu’il s’a­git d’un pro­blème de com­por­te­ment. De nom­breux pro­blèmes médi­caux peuvent être à l’o­ri­gine de ces signes et plus tôt votre chien sera diag­nos­ti­qué et traité, mieux ce sera.

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